Genève, 27 juin 2026 (SPS) Le président de l'Instance sahraouie contre l'occupation marocaine (ISACOM), Aminetu Haidar, a déclaré que le développement accéléré dans le domaine de l'intelligence artificielle et des technologies numériques ne doit pas servir d'outil pour renforcer la surveillance, la discrimination et l'exclusion des défenseurs des droits humains sahraouis sous l'occupation marocaine du Sahara occidental.
La militante sahraouie des droits de l’homme s' exprimait devant la 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, lors du dialogue interactif avec le Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles, qui s’est tenu le 25 juin à Genève.
La militante sahraouie a salué le rapport du Groupe de travail, estimant que l'intelligence artificielle ne doit pas se transformer en vase clos, mais elle représente une étape importante vers la compréhension des risques auxquels sont confrontées les femmes dans les territoires occupés.
Dans ce contexte, elle a relevé le rôle des femmes sahraouies, dans la défense des droits humains et la revendication du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Elles sont constamment soumises à la surveillance, au harcèlement, à l'intimidation et aux représailles en raison de leur militantisme en faveur des droits humains, a-t-elle déploré.
Les femmes sahraouies subissent des restrictions à leur liberté d'expression et d'association, tant dans le monde physique que numérique, ainsi que des répercussions économiques et sociales qui affectent leur vie et celle de leurs familles, notamment par la perte d'emploi et la privation de perspectives professionnelles pour leurs proches, y compris leurs enfants. Tout cela se produit dans le cadre de politiques visant à punir celles et ceux qui exigent le respect des droits humains et à les dissuader de dénoncer les violations commises au Sahara occidental.
Le président de l'Instance sahraouie a souligné que le cas du Sahara occidental confirme que la technologie n'est pas neutre lorsqu'elle est utilisée dans un contexte d'occupation, affirmant qu'aucun progrès technologique ne peut remplacer le respect des droits de l'homme ni garantir le droit du peuple sahraoui à la liberté, à la dignité et à l'autodétermination. (SPS)