Les violations marocaines des droits humains au centre de la 63eme session du CDH à Genève

جنيف
jeu 10/09/2026 - 21:27

Genève, 10 sept 2026 (SPS) Le militant sahraoui Yaqouta Mokhtar a affirmé mardi, avant la séance plénière de la 63e session du Conseil des droits  de l'homme de l'ONU, que la question des droits de l'homme au Sahara occidental ne concerne pas seulement les violations, mais aussi l'absence d'un mécanisme international chargé des droits de l'homme. 

Lors d'une intervention orale durant la séance plénière consacrée aux commentaires sur le rapport annuel du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, le coordinatrice de l'Observatoire sahraoui des ressources naturelles et de la protection de l'environnement a déclaré que l'accès indépendant au Sahara occidental occupé demeure restreint depuis des  décennies pour le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, les rapporteurs spéciaux des Nations Unies, les journalistes et les observateurs internationaux.

Elle a souligné que l'absence de contrôle indépendant ne signifie pas l'absence de violations. Au contraire, elle signifie que les victimes sont laissées à l'isolement, que la documentation des faits devient plus difficile et que la prévention des violations est plus complexe.

La militante sahraouie a regretté que la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) demeure la seule mission onusienne sans mandat relatif aux droits de l'homme, considérant que cette situation perpétue un déficit de protection dans un contexte où continuent d'émerger des informations faisant état d'arrestations arbitraires, de restrictions aux réunions pacifiques et de représailles contre ceux qui coopèrent avec les mécanismes de l'ONU.

Elle a affirmé que le maintien de cette lacune en matière de protection ne saurait être toléré comme s'il était normal, appelant le Conseil des droits de l'homme à la traiter comme une question urgente nécessitant une action efficace.

Mme Yaqouta a souligné que le contrôle indépendant n'est pas une ingérence politique, mais un outil de prévention, de responsabilisation et de protection des civils. Elle a insisté sur l'importance de permettre aux mécanismes onusiens compétents d'accéder au territoire et d'exercer leurs fonctions en toute indépendance.

Dans ce contexte, elle a exhorté le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et ses procédures spéciales à garantir un accès immédiat et inconditionnel au Sahara occidental occupé. Elle a également appelé le Conseil des droits de l'homme à combler le déficit de protection persistant en établissant un mécanisme indépendant et permanent de surveillance des droits humains sur le territoire.

L’activiste sahraouie a conclu son intervention en soulignant la nécessité pour la communauté internationale de pouvoir observer et vérifier ce qui se passe au Sahara occidental, considérant la surveillance indépendante comme un fondement de la prévention, de la responsabilité et de la protection des civils.

Conseil des droits de l'homme : L'accès indépendant au Sahara occidental au cœur des préoccupations à Genève

GENÈVE, 10 septembre 2026 (SPS) – S'exprimant lors de la séance plénière de la 63e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU consacrée au rapport annuel du Haut-Commissaire, la militante et coordinatrice de l'Observatoire sahraoui des ressources naturelles et de la protection de l'environnement, Yaqouta Mokhtar, a dénoncé l'absence prolongée d'accès indépendant au Sahara occidental occupé. L'activiste a rappelé que le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, les procédures spéciales, les journalistes et les observateurs internationaux se voient restreindre l'entrée sur le territoire depuis plus d'une décennie.

Dans son intervention orale, l'intervenante a souligné que le déficit d'observation directe ne traduit en rien une absence de violations des libertés fondamentales. 

Elle a averti que le manque de contrôle indépendant isole dramatiquement les victimes, complexifie la documentation des exactions et entrave tout travail de prévention. Mme Mokhtar a notamment fait part de sa vive préoccupation face aux signalements constants d'arrestations arbitraires, de restrictions au droit de réunion pacifique et de représailles ciblant les acteurs qui collaborent avec les mécanismes onusiens.

Le militant sahraoui s'est également arrêté sur la situation opérationnelle de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), déplorant qu'elle demeure privée d'un mandat explicite de surveillance des droits humains. 

Selon la représentante sahraouie, l'absence d'une telle composante au sein de la mission onusienne perpétue un vide juridique et protecteur qu'il est urgent de combler, affirmant qu'une telle lacune ne saurait être normalisée par la communauté internationale.

Pour conclure, Mme Mokhtar a vivement exhorté le Haut-Commissariat aux droits de l'homme et les rapporteurs spéciaux à exiger un accès immédiat et sans condition au Sahara occidental occupé. 

Elle a appelé le Conseil des droits de l'homme à réagir avec fermeté en établissant un mécanisme permanent et indépendant de surveillance, rappelant que l'observation internationale ne constitue pas une ingérence politique, mais demeure le socle indispensable de la responsabilité et de la protection des populations civiles. (SPS)

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