Geneve, 06 sept 2026 (SPS) La situation au Sahara occidental occupé est fortement présente à la 63e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, dont les travaux se sont ouverts du 7 au 9 octobre.
Ces activités de défense des droits humains se concentreront sur la détérioration de la situation des droits humains au Sahara occidental, marquée par une recrudescence d'intimidation contre les défenseurs sahraouis des droits humains, notamment les détentions arbitraires, la surveillance, le harcèlement et les violences physiques, psychologiques et sexuelles.
Cette situation survient au moment où les autorités d'occupation marocaines continuent d'imposer de sévères restrictions à l'accès au territoire des observateurs, des journalistes et des mécanismes des Nations Unies.
Des organisations sahraouies et internationales, en coopération avec un groupe de missions diplomatiques amies du peuple sahraoui organisent une série d'événements parallèles en marge de la session, concernant la situation des prisonniers politiques sahraouis, la dégradation de l'environnement dans les territoires occupés en raison du pillage systématique des ressources naturelles.
Pour rappel, en avril dernier, le Comité des Nations Unies contre la torture a rendu des décisions concernant des cas impliquant plusieurs militants sahraouis, dont Abdelmoula El Hafdi et Naama Asfari, ainsi que des membres du groupe Gdeim Izik, selon lesquelles, le Maroc est responsable de violations de ses obligations au titre de la Convention contre la torture.
Dans ce contexte, les organisations de défense des droits humains participant aux sessions du Conseil ont appelé à plusieurs reprises ce dernier et ses mécanismes à prendre des mesures concrètes pour protéger les droits humains au Sahara occidental.
Il s'agit notamment de garantir un accès sans restriction au territoire du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, afin d'exhorter le Maroc à libérer les prisonniers politiques sahraouis et mettre fin aux représailles et aux actes d'intimidation contre les défenseurs des droits humains et leur permettre la participation en toute sécurité aux mécanismes des Nations Unies. (SPS)