Chahid El-Hafedh, 31 août 2026 (SPS) La Commission nationale sahraouie des droits de l’homme (CONASADH) a condamnéi, les graves crimes et violations des droits de l’homme perpétrés par l’occupation marocaine contre les civils sahraouis non armés, à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées.
La commission a demandé à faire la lumière sur le sort de plus de 400 Sahraouis disparus, dont les membres du Groupe des 15, selon un communiqué de la CONASADH.
Elle a également appelé les organisations internationales de défense des droits humains et les mécanismes compétents des Nations Unies à prendre des mesures concrètes pour contraindre l'État occupant marocain à fournir des informations sur les Sahraouis disparus et victimes de disparition forcée, et à enquêter sur les crimes de torture, de meurtre, d'enlèvement et autres violations commis contre le peuple sahraoui.
Elle a également appelé les mécanismes de justice internationale à poursuivre et à tenir pour responsables les responsables de graves violations des droits de l'homme, et à traduire en justice les coupables, tout en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis.
La CONASADH a également tenu l'Espagne pour responsable de l'enlèvement et de la disparition du chef du premier soulèvement sahraoui, Mohamed Sidi Brahim Bassiri, leader du soulèvement historique de Zemla en 1970, et a demandé que des éclaircissements soient faits sur son sort, tout en rappelant les responsabilités juridiques de l'Espagne concernant la décolonisation du Sahara occidental.
Elle a aussi condamné le manquement du Comité international de la Croix-Rouge à ses responsabilités en matière de protection des civils sahraouis, l'appelant à faire pression sur l'État marocain pour qu'il respecte les droits de l'homme et le droit international humanitaire.
Elle a également demandé que les territoires occupés de la République sahraouie soient ouverts aux médias internationaux, aux observateurs, aux délégations parlementaires et aux personnalités internationales, leur permettant d'évaluer la situation des droits de l'homme et de surveiller les violations commises contre les civils sahraouis.
La CONASADH a réaffirmé sa solidarité avec les victimes de disparitions forcées, les survivants des centres de détention secrets marocains et leurs familles, en soulignant la nécessité de respecter les conventions et traités internationaux pertinents, notamment la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. (SPS)