Le maire d'Ivry-sur-Seine appelle Emmanuel Macron à intervenir pour la libération de Naâma Asfari

فرنسا
mer 15/07/2026 - 17:27

Ivry-sur-Seine, 15 juillet 2026 (SPS) – Le maire d'Ivry-sur-Seine, M. Philippe Bouyssou, a adressé une lettre au président français, Emmanuel Macron, l'appelant à intervenir auprès des autorités marocaines en faveur de la libération immédiate du prisonnier politique sahraoui et défenseur des droits humains, Naâma Asfari, ainsi que de l'ensemble des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik.

Dans cette correspondance datée du 10 juillet 2026, le maire rappelle que Naâma Asfari, citoyen d'honneur de la ville depuis 2016, est détenu au Maroc depuis son arrestation le 7 novembre 2010 à l’Aaûin occupée. Il souligne que le militant sahraoui a été victime de torture avant d'être condamné à trente ans de prison à l'issue d'un procès dénoncé par de nombreuses organisations internationales de défense des droits humains comme ne répondant pas aux garanties d'un procès équitable.

Le maire d'Ivry-sur-Seine met en avant les conclusions du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui, dans son avis n° 23/2023, a qualifié la détention de Naâma Asfari d'arbitraire et recommandé sa libération immédiate, l'octroi d'une réparation appropriée ainsi que l'ouverture d'une enquête indépendante sur les violations des droits humains dont il a été victime.

La lettre exprime également une vive préoccupation face à la dégradation de l'état de santé de Naâma Asfari, engagé depuis le 8 juin dans une grève de la faim illimitée, qualifiée de « grève de la faim pour la dignité », afin de protester contre ses conditions de détention.

Réaffirmant l'engagement de la ville d'Ivry-sur-Seine en faveur de la paix, de la solidarité entre les peuples et du respect du droit international, le maire invite la France à mettre à profit son dialogue avec les autorités marocaines pour promouvoir une solution conforme aux principes des droits humains et aux engagements internationaux.

Dans sa lettre, il demande au président français d'intervenir afin que le Maroc respecte ses obligations internationales en matière de droits humains, en exigeant la libération immédiate et sans condition de Naâma Asfari, des autres prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik ainsi que de l'ensemble des défenseurs sahraouis des droits humains détenus dans les prisons marocaines.

Le maire réclame également, dans l'attente de leur libération, le transfert des prisonniers politiques sahraouis vers le Sahara occidental afin qu'ils puissent être détenus à proximité de leurs familles. (SPS)

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