Chahid El-Hafedh, 15 jul 2026 (SPS) Le Mécanisme national de coordination de l’action de droits de l’homme a publié mardi un rapport sur la la situation du militant sahraoui, Naâma Asfari et de ses compagnons du groupe Gdeim Izik.
Le rapport fait état de la détérioration sans précédent de la santé d’Asfari au 36e jour consécutif de sa grève de la faim illimitée, dans un contexte de solidarité régionale et internationale croissante.
Cette grève dénommée «grève de la dignité», est entrée dans une phase extrêmement critique après 36 jours consécutifs, suscitant une vive inquiétude, alors que les initiatives diplomatiques et parlementaires continuent de prendre de l'ampleur en Europe et en Amérique latine, ainsi que les appels à une intervention urgente des Nations Unies se multiplient.
Selon le rapport, rendu public le 14 juillet 2026, "Naama Asfari, actuellement détenu à l'isolement à l'infirmerie de la prison de Kénitra, au nord de Rabat, souffre d'un épuisement extrême qui met en péril ses fonctions vitales. Il doit avoir perdu plus de neuf kilos depuis le début de sa grève de la faim".
Face au mépris de l'administration pénitentiaire à l'égard de ses demandes, Asfari a refusé les examens médicaux et le suivi de sa santé, préférant rester dans sa cellule, selon la même source.
Le rapport met en lumière une vaste campagne de solidarité au sein des prisons marocaines, menée par les 19 membres du groupe Gdeim Izik, qui purgent des peines allant de 20 ans à la perpétuité sur la base d'aveux extorqués sous la torture, selon le rapport.
Les manifestations de solidarité croissante,se poursuivent en Espagne, en Amérique latine et à l'international, ainsi que les appels adressés au Secrétaire général des Nations Unies, au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, à l'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, et au Comité international de la Croix-Rouge.
Ces appels demandent l'envoi de missions indépendantes d'enquête et d'inspection, ainsi que des mesures visant à garantir la protection des prisonniers civils sahraouis. (SPS)