Ljubljana (Slovénie), 01 juin 2026 (SPS) La célèbre émission d'actualités slovène UPULS a consacré une partie importante de son programme diffusé le 30 mai à la question sahraouie à travers une interview spéciale avec la défenseure des droits de l'homme sahraouie et présidente de l'Organisme sahraoui contre l'occupation marocaine (ISACOM), Aminatou Haidar.
Lors de cet entretien, Aminatou Haidar a offert aux téléspectateurs slovènes un panorama complet de la situation du peuple sahraoui, tant dans les territoires occupés du Sahara occidental que dans les camps de réfugiés.
Elle a mis en lumière les violations des droits humains dont sont victimes les Sahraouis et la privation de leur droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance.
La présidente de l'ISACOM a également appelé à un soutien et une solidarité avec le peuple sahraoui, afin de pouvoir exercer son droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance conformément aux résolutions des Nations Unies et à la légitimité internationale.
Au cours de l'entretien, Haidar a tenu l'UE de responsable dans la prolongation du conflit, en raison du soutien économique et politique de certains pays européens au Maroc.
L'Union européenne et les États européens sont directement ou indirectement responsables du maintien de la situation au Sahara occidental, notamment par le biais d'accords commerciaux et économiques avec le Maroc qui incluent les ressources du territoire, a-t-elle déploré.
Selon Haidar, ces accords contribuent au pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, tandis que des milliers de Sahraouis continuent de vivre dans des camps de réfugiés dans des conditions humanitaires difficiles et dépendent de l'aide internationale.
L'activiste sahraouie a également évoqué la discrimination sociale et économique dont sont victimes les Sahraouis dans les territoires occupés, soulignant les difficultés qu'ils rencontrent pour accéder à l'emploi, au logement et à l'éducation, contrairement aux privilèges dont bénéficient les colons venus du Maroc.
Mme Haidar a également évoqué son expérience personnelle de persécution, d'arrestation et de surveillance, précisant avoir été détenue, torturée et soumise à des restrictions de sa liberté de mouvement.
Elle a par ailleurs affirmé être toujours sous surveillance numérique, notamment par le biais de logiciels espions, comme c'est le cas de toutes les
organisations sahraouies de défense des droit
s humains. (SPS)