Moscou, 03 nov 2026 (SPS) Le ministère russe des Affaires étrangères a fait porter aux États-Unis et à leurs alliés l'entière responsabilité du non-renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) lors du vote survenu le 30 octobre au Conseil de sécurité.
Dans un communiqué officiel publié lundi, la diplomatie russe dénonce un projet de résolution d'initiative américaine rédigé, selon elle, pour imposer une option unique de règlement du conflit.
Moscou estime que cette démarche prive le peuple sahraoui de son droit fondamental à l'autodétermination et contrevient directement aux principes de la Charte des Nations Unies.
Justifiant son droit de veto, la Fédération de Russie a indiqué avoir rejeté un texte aux dispositions inacceptables qui vise à verrouiller l'issue des négociations. Rejetant toute solution unilatérale dictée de l'extérieur, Moscou a réaffirmé la nécessité d'un accord mutuellement acceptable, négocié dans le cadre des résolutions pertinentes de l'ONU.
Le ministère a par ailleurs critiqué l'attitude de Washington, rappelant que le rôle de porte plume (penholder) sur ce dossier exigeait une neutralité stricte et non la défense d'intérêts nationaux.
En contre-proposition, la diplomatie russe avait soumis un projet de résolution alternatif visant à proroger le mandat de la MINURSO pour une durée d'un an à l'identique, sans altérer ses missions initiales ni les paramètres d'un règlement négocié.
Bien que soutenue par la Chine et la Somalie, cette initiative s'est heurtée au rejet américain et à l'abstention des autres membres du Conseil.
Moscou conclut en avertissant que la fin de la présence de la mission onusienne — élément clé du maintien de la stabilité régionale depuis plusieurs décennies, relève de la responsabilité exclusive des États-Unis et des nations ayant appuyé leur démarche. (SPS)