Paris : une journée de solidarité avec la lutte du peuple Sahraoui organisée dans le cadre du Festival « Le Maghreb des Films »

الولي
dim 01/11/2026 - 15:52

Paris, 1er novembre 2026 (SPS) – Une journée de projections cinématographiques et de débats consacrée à la lutte du peuple Sahraoui pour l’indépendance et à la cause du Sahara Occidental s’est tenue, samedi, à la Maison des jeunes et de la culture (MJC) des Hauts de Belleville, à Paris, dans le cadre du Festival « Le Maghreb des Films ».

Intitulée « Le Sahara Occidental, la lutte pour l’indépendance et le Front Polisario », cette journée a été dédiée à NaâmaAsfari, militant Sahraoui des droits humains détenu dans les prisons marocaines, et à Ahmed Baba Miské, diplomate mauritanien, ancien membre du Bureau politique du Front Polisario et figure engagée dans la défense de la cause Sahraouie.

Le programme a été marqué par la projection de plusieurs films documentaires retraçant différentes étapes de la lutte du peuple Sahraoui, son combat pour l’autodétermination et le rôle du Front Polisario dans la résistance à l’occupation marocaine.

Les projections ont notamment porté sur les œuvres « Sahara Occidental, indépendance ou génocide » de Bruno Muel, « Le Sahara n'est pas à vendre » de Jocelyne Saab, « Polisario, un peuple en armes » de Med Hondo, « Dis-leur que j'existe » de Manue Mosset et « Fusils ou graffitis » de Jordi Oriola Folch.

La journée a été clôturée par une table ronde animée par l’historien Gilles Manceron, membre de la Ligue des droits de l’Homme, avec la participation de Claude Mangin-Asfari, militante de l’AARASD et épouse de Naâma Asfari, Michèle Decaster, auteure de l’ouvrage «Irréductibles sahraouies, femmes et hommes en résistance », Karim Miské, réalisateur et fils d’Ahmed Baba Miské, Mohamed Ali Zerouali, représentant du Front Polisario en France, ainsi que Bachir Moutik, membre de l’AFAPREDESA.

Les échanges ont permis d’aborder les différentes dimensions de la lutte de libération nationale du peuple Sahraoui, depuis ses fondements historiques jusqu’aux développements politiques et humanitaires actuels. Les intervenants ont notamment évoqué les obstacles persistants à la mise en œuvre du plan de paix des Nations unies, en soulignant la responsabilité du Maroc dans le blocage du processus politique visant à permettre au peuple Sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance, avec le soutien de certaines puissances internationales, notamment les gouvernements américain et français.

À cet égard, les participants ont notamment souligné que la non-adoption d’une résolution au Conseil de sécurité, le 30 octobre dernier, résultait des manœuvres dilatoires des États-Unis et de la France, qui ont tenté d’imposer un projet de résolution s’écartant du cadre juridique onusien de la décolonisation du Sahara Occidental et visant à orienter le processus politique vers une solution prédéterminée, au mépris du droit inaliénable du peuple Sahraoui à l’autodétermination.

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Une attention particulière a également été accordée à la situation des réfugiés Sahraouis dans les campements, confrontés à des conditions de vie difficiles et à une dépendance importante à l'aide humanitaire internationale, ainsi qu'à la situation des droits humains dans les territoires du Sahara Occidental occupés par le Maroc.

Les participants ont, en outre, dénoncé la situation dramatique des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les prisons marocaines, marquée par les atteintes à leurs droits fondamentaux, les conditions carcérales difficiles et les restrictions auxquelles ils sont soumis, appelant à leur libération immédiate et à la protection de l'ensemble des détenus Sahraouis. (SPS)

 

 

 

 

 

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