France : le maire de Gonfreville-l’Orcher interpelle Emmanuel Macron sur le droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination

فرنسا
sam 31/10/2026 - 17:59

Paris, 31 Octobre 2026 (SPS) – Le maire de Gonfreville-l’Orcher, Alban Bruneau, a adressé, hier, une lettre au président français, Emmanuel Macron, dans laquelle il exprime ses préoccupations concernant la position de la France sur la question du Sahara Occidental, à la veille de l’examen par le Conseil de sécurité des Nations unies de l’avenir de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO).

Dans son courrier, le maire rappelle que sa commune est jumelée avec la ville de J’Reifia, au Sahara Occidental, depuis 1993, soulignant ainsi les liens de solidarité entretenus avec le peuple Sahraoui.

Alban Bruneau revient notamment sur la décision annoncée par la France en octobre 2024 de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, une orientation qu’il considère comme étant en contradiction avec la position historique de la diplomatie française, le respect du droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination et les nombreuses résolutions antérieures des Nations unies.

Il relève également que cette décision a suscité de nombreuses réactions critiques, y compris parmi les élus français, citant notamment le député de Seine-Maritime, Jean-Paul Lecoq, qui a dénoncé cette nouvelle orientation diplomatique.

Le maire rappelle, dans ce contexte, que le droit international a constamment reconnu le Sahara Occidental comme un territoire non autonome dont le peuple doit pouvoir choisir librement son avenir à travers un référendum d’autodétermination.

Il souligne que la résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité des Nations unies a donné naissance à la MINURSO, avec pour objectif de contribuer à l'organisation de ce processus référendaire.

« Trente-cinq ans plus tard, le référendum n’a jamais eu lieu », déplore le maire, estimant que le Maroc fait tout pour enterrer cette initiative démocratique.

À travers cette interpellation adressée au chef de l’État français, Alban Bruneau remet ainsi au centre du débat la responsabilité de la communauté internationale dans la mise en œuvre du droit inaliénable du peuple Sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.   (SPS)

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