Chahid El Hafefh, 25 jul 2026 (SPS) Le territoire du Sahara occidental recèle des richesses exceptionnelles dont l'exploitation sous occupation marocaine viole le droit international et alimente une vive rivalité géopolitique, a affirmé samedi Yaguta El Mokhtar, coordinatrice de l'Observatoire sahraoui des ressources naturelles et de la protection de l'environnement (SONREP).
S'exprimant lors d’une Conférence internationale consacrée à la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources, la responsable a rappelé que la diversité de ces richesses — allant des minéraux stratégiques à la pêche — renforce la légitimité juridique et historique des Sahraouis à disposer de leur patrimoine national.
Sur le plan minier et énergétique, le territoire abrite environ 10,6 milliards de tonnes de phosphates, soit 22 % des réserves mondiales majeures pour la sécurité alimentaire globale, aux côtés de gisements de fer, de métaux précieux, de terres rares et d'uranium.
À ce potentiel s'ajoute une côte atlantique de 1 150 kilomètres figurant parmi les zones poissonneuses les plus poissonneuses de la planète avec une capacité durable de plus de deux millions de tonnes par an, ainsi qu'un gisement exceptionnel en énergies renouvelables (solaire et éolien) propice à la production d'hydrogène vert.
Cependant, la responsable du SONREP a dénoncé l'impact écologique irréversible et la militarisation du territoire pour sécuriser ce pillage, ciblant notamment le mur de sable marocain de 2 700 kilomètres.
Selon l'observatoire, cet ouvrage militaire a causé une grave dégradation de l'écosystème, pollué les terres par des millions de mines antipersonnel et confisqué l'accès aux ressources hydriques vitales au profit des projets d'extraction menés sans le consentement de la population autochtone.
Enfin, Mme El Mokhtar a mis en lumière l'existence d'une «chaîne de pillage» transnationale impliquant des multinationales, des assureurs, des armateurs et des institutions financières complices du transfert illégal de ces ressources.
Elle a réaffirmé que l'intégration forcée de ces richesses dans l'économie marocaine contrevient directement au statut du Sahara occidental en tant que territoire non autonome en attente de décolonisation. (SPS)