Chahid El Hafedh, 25 jul 2026 (SPS) Le président du Groupe de travail aux ressources naturelles et les questions juridiques, l’ambassadeur Oubi Bouchraya Bachir, a réaffirmé samedi, que la lutte pour la souveraineté du peuple sahraoui sur ses richesses est la première ligne de défense contre la stratégie coloniale du Maroc.
S'exprimant à l'ouverture de la Conférence internationale sur «La bataille juridique et la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles», le diplomate sahraoui a souligné que "priver le Royaume des bénéfices économiques tirés du Territoire occupé permet de démanteler le projet d'occupation".
Traçant la genèse du combat juridique engagé dès l'après du cessez-le-feu de 1991, l'ambassadeur Oubi a rappelé les premières actions du Front POLISARIO face aux tentatives d'exploitation pétrolière étrangères en 2001.
Cette mobilisation avait conduit à l'avis juridique fondateur de l'ONU en 2002, emis par Hans Corell, affirmant le statut non autonome du territoire et l'illégalité de toute exploitation sans le consentement des Sahraouis.
Le diplomate est également revenu sur la série de victoires judiciaires majeures obtenues devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), de la jurisprudence «Brita» en 2010 jusqu'aux arrêts historiques de 2016, 2018, 2021 et du 4 octobre 2024, consacrant la séparation distincte des territoires du Maroc et du Sahara occidental ainsi que la pleine capacité juridique du Front POLISARIO.
Dénonçant les récentes manœuvres visant à contourner ces décisions juridiques, le diplomate sahraoui a révélé les tentatives des institutions européennes d'imposer un accord agricole en octobre 2025 sous le prétexte fallacieux d'un «consentement implicite».
Il a salué la ferme opposition du Parlement européen qui a rejeté en novembre 2025 ces tentatives de passe-droit sur l'étiquetage douanier des produits du territoire («EH»), tout en confirmant le dépôt d'un nouveau recours judiciaire par le Front POLISARIO en décembre 2025 contre le Conseil de l'Union européenne et ses soutiens.
En conclusion, l’ambassadeur Oubi a réaffirmé que la souveraineté sur les ressources naturelles demeure le centre de la lutte pour l’autodétermination et le bouclier le plus solide contre les soutiens politiques apportés à l'occupant, notamment la position française sur le projet d'autonomie.
Il a martelé que la préservation de la souveraineté économique sahraouie constitue le levier essentiel pour vaincre le colonialisme économique et annuler les effets de l'occupation militaire et des mutations démographiques imposées au Sahara occidental. (SPS)