Le Front Polisario appelle le CS à intervenir pour sauver la vie des prisonniers politiques sahraouis

ممثل الجبهة بالأمم المتحدة
mar 21/07/2026 - 23:38

New York (Nations Unies), 21 jul 2026 (SPS) Le  Front POLISARIO a adressé  une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU, afin d' intervenir en urgence pour sauver la vie des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines.

Dans une lettre adressée à l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, et Président en exercice du Conseil de sécurité de l’ONU, le Polisario a appelé à de mesures immédiates pour protéger la vie d’Enaâma Asfari, militant des droits humains sahraouie en grève de la faim illimitée depuis le 8 juin 2026 à la prison de Kénitra, au Maroc.

Le Front Polisario a exprimé son inquiétude face à la dégradation de l'état de santé de Naama Asfari , afin d' atterrir l'attention du Conseil de sécurité sur la situation alarmante de Naama Asfari en grève illimitée de la faim depuis sept semaines.

Asfari mène cette grève de la faim en protestation contre les conditions de détention et le déni des autorités  marocaines des décisions de l'ONU concernant son cas et celui des autres prisonniers politiques de Gdeim Izik. 

Le 22 juin 2026, Naama Asfari a été transféré à l'infirmerie de la prison en raison de la dégradation de son état de santé.

Selon sa famille, il a perdu environ dix kilos depuis le début de sa grève de la faim et sa vie est de "plus en plus menacée". 

Il est déterminé à poursuivre sa grève de la faim jusqu'à ce que ses revendications soient satisfaites, notamment sa libération immédiate ainsi que celle des autres prisonniers politiques sahraouis et la fin des conditions de détention punitives et dégradantes à leur encontre. 

Auparavant la famille de M. Asfari a signalé la rupture de communication avec lui depuis le 13 juillet, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à sa santé.

Le Front POLISARIO exhorte instamment le Conseil de sécurité à prendre des mesures immédiates pour protéger la vie et l'intégrité physique de Asfari et tient les autorités d'occupation marocaines pleinement responsables de son sort et de celui des autres prisonniers politiques sahraouis. 

Il doit bénéficier immédiatement d'un accès sans entrave à des soins médicaux indépendants et spécialisés de son choix, ainsi qu'à des communications privées avec sa famille et son avocat. 

Le cas d'Asfari est mentionné à plusieurs reprises dans les rapports annuels du Secrétaire général de l'ONU sur les représailles (A/HRC/39/41, par. 57 et annexe I, par. 77 ; A/HRC/42/30, annexe II, par. 73). De nombreux organes des Nations Unies, dont le Comité contre la torture (Communication n° 606/2014) et le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (WGAD/2023/23), ainsi que Human Rights Watch et Amnesty International, ont jugé sa détention arbitraire et conclu que ses «aveux» avaient été extorqués sous la torture.

Ils ont également demandé la libération des prisonniers politiques de Gdeim Izik et l'octroi de recours effectifs conformément au droit international.

Cependant, les autorités d'occupation marocaines ont systématiquement refusé d'appliquer ces mesures. 

Le Front POLISARIO a exhorté une nouvelle fois les organes compétents de l'ONU à garantir la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis, y compris le groupe Gdeim Izik. 

Il a également appelé l'ONU à demander des comptes aux autorités d'occupation marocaines pour les violations flagrantes qu'elles continuent de perpétrer contre les civils, les militants des droits humains et les militants sahraouis. 

Comme l'a réaffirmé à maintes reprises l'Assemblée générale des Nations Unies, le Sahara occidental demeure un territoire non autonome, sujet d'un processus de décolonisation inachevé. (SPS)

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