La Russie oppose son véto au projet américain sur le Sahara occidental

روسيا
ven 30/10/2026 - 22:02

New York (Nations unies), 30 oct 2026 (2026) Le Conseil de sécurité des Nations unies a été le théâtre d’un événement diplomatique majeur concernant l’avenir du Sahara occidental. 

La Russie a exercé son droit de veto permanent pour bloquer le projet de résolution soumis par les États-Unis, empêchant l’adoption d'un texte dénoncé comme unilatéral et déséquilibré au profit de l'occupation marocaine.   

Le projet américain, qui visait à altérer la nature du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et à imposer une formule politique préconçue au détriment du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, n'a pas pu être adopté. 

Lors de la séance de vote tenue ce vendredi 30 octobre à New York, la Russie a voté contre, tandis que la Chine, le Pakistan et la Somalie se sont abstenus, illustrant une rupture claire au sein de l'instance internationale face aux tentatives de contrecarrer les principes fondateurs de la Charte des Nations unies.   

Dans son explication de vote, la représentation permanente de la Fédération de Russie a fustigé une approche unilatérale cherchant à imposer des paramètres prédéterminés aux négociations, tout en ignorant la légitimité internationale du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. 

Moscou a réaffirmé qu'aucune solution juste, durable et mutuellement acceptable ne saurait être dégagée en dehors du respect strict de la doctrine de décolonisation de l'ONU et des résolutions consacrant le choix du peuple sahraoui par le biais d'un référendum libre et équitable.

Pour les observateurs et la diplomatie sahraouie, l’exercice du veto russe constitue un coup d'arrêt aux tentatives d'avaliser le statu quo colonial ou de dévier le dossier du Sahara occidental de sa trajectoire juridique d'origine : celle d'une question de décolonisation inscrite à l'ordre du jour de la quatrième commission de l'ONU.

Cette impasse diplomatique au Conseil de sécurité remet au premier plan la nécessité impérieuse de revenir aux fondements du droit international et d'assurer le respect effectif de la volonté souveraine du peuple sahraoui. (SPS)

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