PARIS, 24 sept 2026 (SPS) – La situation des prisonniers politiques Sahraouis du groupe de Gdeim Izik, notamment celle du militant des droits humains Naâma Asfari, fait l’objet d’une couverture dans deux éditions successives du quotidien français L’Humanité, publiées les 23 et 24 septembre 2026.
Dans son édition du mercredi 23 septembre, le journal a publié un article intitulé « Les tortures continuent : le prisonnier politique Sahraoui Naâma Asfari reprend sa grève de la faim », consacré à la reprise, le même jour, de la grève de la faim de M. Asfari. L’Humanité indique que celui-ci purge au Maroc une peine de trente ans de prison et qu’il dénonce notamment ses conditions de détention ainsi que le non-respect d’engagements qui auraient accompagné la suspension de son précédent mouvement de grève.
Cette couverture s’est poursuivie dans l’édition du jeudi 24 septembre, avec une page entière de la rubrique « Un jour dans le monde », sous le titre « Naâma Asfari, dans les geôles de Mohammed VI ». Le quotidien présente le militant Sahraoui comme une figure de la défense du droit àl’autodétermination du Peuple Sahraoui et rappelle qu’il purge sa peine à la prison de Kénitra, près de Rabat.
Dans cette page, L’Humanité revient également sur la reprise de la grève de la faim, le 23 septembre, jour des élections législatives marocaines, ainsi que sur la situation de plusieurs de ses camarades détenus dans différents établissements pénitentiaires marocains.
Le quotidien rapporte notamment des accusations de mauvais traitements et de torture formulées par les détenus et leurs familles, ainsi que leurs préoccupations concernant les conditions de soins, de visite, de correspondance et de communication avec leurs proches.
La page publiée le 24 septembre rappelle également les interventions de plusieurs mécanismes des Nations unies concernant les prisonniers du groupe de Gdeim Izik. Elle fait notamment référence au Comité des Nations unies contre la torture (CAT) et à ses conclusions concernant Naâma Asfari, ainsi qu’aux avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Le quotidien évoque par ailleurs les engagements qui auraient été pris à l’issue de la précédente grève de la faim et dont les détenus contestent la mise en œuvre.
Cette nouvelle couverture intervient alors que neuf prisonniers Sahraouis du groupe de Gdeim Izik, dont Naâma Asfari, ont entamé, le 23 septembre, une nouvelle grève de la faim illimitée dans les prisons de Kénitra, Tiflet et Aït Melloul. Cette décision fait suite à l’absence de mise en œuvre d’engagements annoncés à l’issue de la précédente grève.
Naâma Asfari avait auparavant observé une grève de la faim de 46 jours, entre juin et juillet 2026, avant de suspendre son mouvement le 24 juillet dans le cadre d’un dialogue avec la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion marocaine.
À travers ses éditions des 23 et 24 septembre, L’Humanitéremet ainsi au premier plan médiatique, en France, la situation des prisonniers Sahraouis du groupe de Gdeim Izik, alors qu’une nouvelle grève de la faim vient d’être engagée.