Le Polisario attaché aux droits légitimes du peuple sahraoui, dénonce l'utilisation de l'émigration comme "arme politique'

ممثل الجبهة بالأمم المتحدة
dim 02/08/2026 - 14:37


New York (Nations Unies), 02 août 2026 (SPS) Le peuple sahraoui demeure indéfectiblement attaché à son droit inaliénable à la liberté, à l'indépendance et à la pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire national.

C'est ce qu'a réaffirmé  Dr Sidi Mohamed Omar, membre du Secrétariat national du Front Polisario, représentant auprès des Nations Unies et coordinateur avec la MINURSO, lors d'un entretien accordé à l'agence de presse, Sahara Press Service (SPS). 

Le diplomate sahraoui a souligné que toute solution juste, définitive et durable doit obligatoirement reposer sur un processus libre, transparent et démocratique d'autodétermination, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale de l'ONU, rejetant catégoriquement les tentatives de l'occupant marocain d'imposer des pseudo-solutions visant à légitimer une occupation illégale.

Revenant sur les perspectives politiques du conflit,  Dr Sidi Mohamed Omar a précisé que malgré les trois réunions ministérielles informelles co-présidées en début d'année par l'ONU et les États-Unis sous l'égide de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, la trajectoire du processus reste incertaine. 

Il a pointé du doigt l'attitude agressive du Maroc, dont le comportement sur le terrain témoigne d'une mauvaise foi flagrante et constitue le principal obstacle aux efforts de paix de la communauté internationale. 

À l'approche de la réunion  du Conseil de sécurité prévue en octobre prochain pour examiner le rapport du Secrétaire général et le renouvellement du mandat de la MINURSO, la partie sahraouie a appelé l'organisation internationale à assumer sa responsabilité historique dans la décolonisation du territoire et à mettre en place un mécanisme indépendant de surveillance des droits de l'homme.

Cette fermeté politique s'accompagne d'une vive alerte humanitaire transmise au Conseil de sécurité concernant le sort dramatique des prisonniers politiques sahraouis dans les geôles marocaines. 

La publication récente du document officiel S/2026/606 a attiré l'attention internationale sur la situation critique du militant Enaâma Asfari, en grève de la faim illimitée pour protester contre les violations systématiques des droits de l'homme subies par les détenus du groupe de Gdeim Izik. 

Le Front Polisario a exhorté l'ONU à prendre des mesures d'urgence pour protéger la vie des prisonniers sahraouis et a tenu le régime d'occupation marocain pour entièrement responsable de la dégradation de leur état de santé.

Sur le plan régional, le représentant sahraoui a vivement réagi au récent afflux massif de migrants marocains vers l'enclave espagnole de Ceuta. Ce phénomène met en lumière le contraste saisissant et paradoxal entre la réalité sociale étouffante au Maroc et le discours officiel du roi Mohammed VI prétendant offrir à son peuple «une vie libre et digne». 

Le spectacle de milliers de citoyens fuyant massivement leur pays au lendemain même de cette allocution royale démontre, selon le diplomate sahraoui, la vraie nature d'un régime autocratique incapable d'assurer les droits fondamentaux de sa population.

En conclusion, le Front Polisario a fustigé la stratégie récurrente du Makhzen consistant à instrumentaliser la détresse de ses propres citoyens et les flux migratoires comme des instruments de chantage diplomatique et de déstabilisation régionale. 

Cette tactique, illustrée par la passivité calculée des forces de sécurité marocaines à Ceuta, s'inscrit dans la continuité directe des méthodes coercitives employées depuis la «Marche noire» de 1975, confirmant que le Royaume du Maroc demeure un facteur permanent d'instabilité en Afrique du Nord et dans le bassin méditerranéen. (SPS)

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