L’IAJUWS et le mouvement de solidarité dénoncent la visite du recteur de l’Université de La Laguna dans les territoires occupés
Las Palmas de Gran Canaria (Espagne), 16 jul 2026 (SPS) L'Association internationale des juristes pour le Sahara occidental (IAJUWS) a vivement contesté, dans une lettre publique adressée au recteur de l’Université de La Laguna (ULL), Francisco García Rodríguez, sa récente visite officielle à Laâyoune et Dakhla, villes sahraouies occupées par le Maroc. L'association qualifie ce déplacement de violation flagrante du Droit international humanitaire (DIH).
L’IAJUWS a rappellé fermement au recteur que l’Université de La Laguna est une institution publique, financée par des fonds publics, et qu'elle a l'obligation légale de conformer ses activités au respect strict du droit international, selon une lettre adressée au recteur de l'Université de La Laguna.
L’association a souligné que cette exigence est d'autant plus cruciale pour le Sahara occidental, inscrit par l’ONU sur la liste des territoires non autonomes en attente de décolonisation et illégalement occupé par le Maroc.
Elle a également rappellé que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a réitéré à maintes reprises que le Sahara occidental dispose d'un statut séparé et distinct et ne fait pas partie du territoire marocain.
Le représentant du Front POLISARIO en Espagne, Abdulah Arabi, a exprimé son «profond mécontentement et sa vive inquiétude», dénonçant ce voyage qui s’inscrit directement dans la stratégie marocaine visant à tenter d'assimiler et de légitimer son occupation du Sahara occidental.
Les associations canariennes : L'Association canarienne d'amitié avec le peuple sahraoui (ACAPS) et l'Association canarienne de solidarité avec le peuple sahraoui (ACSPS) ont qualifié ce déplacement d'«inqualifiable» et d'acte contraire aux intérêts légitimes du peuple sahraoui.
La solidarité internationale : Depuis l'Amérique latine et les Caraïbes, la Plateforme PLACSO (regroupant juristes et défenseurs des droits de l'homme) s'est jointe aux critiques, exhortant formellement les autorités académiques canariennes à réorienter leur position conformément à la légalité internationale. (SPS)