Le CODESA condamne "la persécution continue" des femmes sahraouies par l'occupant marocain

lun 09/03/2026 - 16:37

 

Laayoune occupée, 09 mars 2026 (SPS) Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme au Sahara occidental (CODESA) condamne "la persécution continue" des femmes sahraouies par l'occupant marocain, en raison de leur défense du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, exhortant la communauté internationale à ouvrir une enquête internationale sur "les abus qu'elles ont subis et continuent de subir".

Dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée internationale de la femme, le CODESA rappelle que les femmes sahraouies ont subi pendant des décennies "diverses violations graves des droits de l'homme, crimes de guerre et crimes contre l'humanité" commis par l'occupant marocain, citant à ce titre, "les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les enlèvements, les viols, les tortures, les détentions politiques, les procès inéquitables", ainsi que la privation d'autres droits, pourtant garantis par le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits de l'homme.

"De nombreuses femmes sahraouis sont également victimes de diverses formes de violence sexiste, notamment de viols et de harcèlement sexuel utilisés comme forme de punition et de représailles, ainsi que de campagnes de diffamation et de dénigrement en raison de leur activisme en faveur des droits de l'homme et de leur soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a-t-il ajouté.

Le collectif exige de l'ONU, des organisations de défense des droits de l'homme et des organisations féminines d'intervenir d'urgence pour soutenir les femmes sahraouies et œuvrer à "l'ouverture d'une enquête internationale sur les abus qu'elles ont subis et continuent de subir", dans le contexte de l'occupation marocaine du Sahara occidental.

Selon cette organisation de défense des droits humains, bon nombre de femmes sahraouies victimes de ces crimes et violations n'ont pu témoigner des violences qu'elles ont subies que dernièrement, en raison du "blocus militaire, policier et médiatique imposé à la partie occupée du Sahara occidental, malgré la présence depuis 1991 de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO)".

Le CODESA lance, à ce titre, un appel à la communauté internationale pour "agir d'urgence" en vue d'"achever le processus de décolonisation du Sahara occidental, éclaircir le sort des Sahraouis disparus et œuvrer à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis" détenus dans les geôles marocaines. (SPS)

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