Sahara occidental occupé, 15 janvier 2026 (SPS) – L’Association française des Amis de la République arabe sahraouie démocratique (AARASD) a dénoncé, dans un communiqué publié à Paris, l’expulsion par les autorités marocaines d’une délégation politique des îles Canaries, empêchée d’entrer au Sahara Occidental occupé.
Le 13 janvier 2026, M. Carmelo Ramírez, Mme Noemí Santana Perera, députée du parti Podemos, et M. Fernando Ruiz Pérez, secrétaire à la communication de Podemos Canarias, ont été expulsés et interdits d’atterrir à Laâyoune, capitale du Sahara occidental occupé depuis 1976 par le Maroc.
Selon l’association française, cette expulsion s’inscrit dans une politique systématique menée par le Maroc depuis le début de l’année 2026 visant à fermer le territoire occupé à toute délégation internationale soupçonnée de soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. La délégation canarienne avait pour objectif de rencontrer des acteurs de la société civile sahraouie et de s’informer sur la situation des droits humains dans le territoire.
L’Association des Amis de la RASD condamne fermement cette pratique récurrente des autorités marocaines, qui vise à isoler le peuple sahraoui et à empêcher tout contact avec l’extérieur, transformant, selon ses termes, le Sahara occidental en une « prison à ciel ouvert » pour ses habitants.
Le communiqué souligne que ces interdictions contredisent les tentatives du Maroc d’imposer sa prétendue souveraineté sur le Sahara occidental, en violation du droit international et des résolutions des Nations unies, qui reconnaissent le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination à travers un référendum prévu depuis les années 1960. L’association rappelle que le peuple sahraoui et son représentant légitime, le Front Polisario, poursuivent leur lutte pacifique et politique pour l’exercice de ce droit.
L’Association des Amis de la RASD appelle les Nations unies et l’Union européenne à agir de toute urgence afin de garantir l’ouverture du territoire occupé aux observateurs internationaux, aux parlementaires et aux organisations de défense des droits humains. Elle demande également que la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO) soit dotée d’un mandat explicite de surveillance et de protection des droits humains.
Enfin, l’association estime que la reconnaissance par les États-Unis et la France de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental constitue un soutien à une nouvelle forme de colonisation, qui maintient le peuple sahraoui dans l’exil, la séparation et l’isolement, sans jamais entamer sa détermination à recouvrer son indépendance.