Paris, 02 nov 2026 (SPS) L’Association française des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) a affirmé que la suspension de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) ne saurait être interprétée comme une remise en cause du droit inaliénable du peuple Sahraoui à l’autodétermination, soulignant que ce droit demeure garanti par le droit international.
Dans un communiqué rendu public aujourd’hui à Paris, l’association est revenue sur les discussions du Conseil de sécurité des Nations unies du 31 octobre, estimant que les positions défendues par le Maroc, avec le soutien des États-Unis et de la France, visaient à imposer la «souveraineté marocaine» sur le Sahara Occidental.
L’association relève que, faute de consensus, le Conseil de sécurité a été contraint de suspendre la MINURSO, ajoutant que le Maroc a rapidement présenté cette évolution comme un «pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain».
Elle souligne toutefois que plusieurs États, notamment l’Algérie, l’Afrique du Sud et la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, ont défendu le maintien de la MINURSO, le principe de l’autodétermination du peuple Sahraoui et le respect du droit international.
L’Association des Amis de la RASD rappelle également que l’ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, l’ambassadeur américain Christopher Ross (2009-2017), avait alerté, avant la réunion du Conseil de sécurité, sur la position américaine qu’il juge contraire au droit international.
Elle se félicite, par ailleurs, de la déclaration du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a rappelé, le 1er novembre, que la suspension de la MINURSO ne signifiait nullement l’abandon des droits inaliénables du peuple Sahraoui à l’autodétermination et au choix de son avenir.
L’association salue cet engagement renouvelé des Nations unies, tout en mettant en avant la mobilisation et la détermination du peuple Sahraoui et de son représentant légitime, le Front Polisario, à poursuivre leur lutte pour l’exercice de leur droit à l’indépendance.
À cet égard, elle évoque les grèves de la faim observées ces derniers mois par plusieurs prisonniers politiques sahraouis, détenus depuis 16 ans, qu’elle considère comme un témoignage de la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat pour la liberté et l’indépendance.(SPS)
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