Lisbonne (Portugal), 30 juin 2026 (SPS) Le Premier ministre du Timor oriental, le leader historique Kay Rala Xanana Gusmão, a appelé à la fin des souffrances du peuple du Sahara occidental à travers la mise en œuvre, sans plus tarder, des résolutions de l'ONU pour la tenue du référendum d'autodétermination.
Le Premier ministre timorais s' exprimait à l'Université de Lisbonne, où il recevait le prestigieux prix «Professeur Docteur Jorge Miranda : Constitution et Droits de l'Homme».
Lors de son discours à cette occasion, le dirigeant timorais qui a dédié le prix aux martyrs de son pays, n'a pas manqué de rappeler les similitudes historiques entre la lutte de son pays et celle de la République arabe sahraouie démocratique.
«Permettez-moi – car je ne peux faire autrement – de mentionner ici un autre peuple qui, bien que plus proche de l’Europe, continue de souffrir : le peuple sahraoui», a déclaré fermement le Premier ministre timorais.
Gusmão se souvient comment, dans les années 1990, alors qu'il dirigeait la résistance armée timoraise contre l'occupation, la cause sahraouie avait été pour lui un phare et un espoir pour son propre groupe de guérilla :
La création de la MINURSO a insufflé un nouvel élan aux rangs de la résistance du Timor oriental, qui voyait dans le droit du peuple sahraoui à décider de son propre avenir, mais le report du référendum sahraoui en 1992 a été vécu par le peuple timorais comme un coup dur : «Cette nouvelle nous a dévastés», a confié le dirigeant asiatique.
Le Premier ministre du Timor oriental a rappelé avec force que les décisions des tribunaux internationaux ont clairement établi depuis 1975 que la décolonisation du Sahara occidental devait se faire dans le strict respect du droit à l'autodétermination et à la souveraineté des peuples.
Pour Gusmão, la liberté du Sahara occidental demeure «l'un des rêves inassouvis» de la communauté internationale en matière de droits humains.
Par cette position ferme, le gouvernement du Timor oriental consolide son engagement historique en faveur de la justice, démontrant que la distance géographique n'est pas un obstacle à la solidarité entre les peuples qui connaissent la réelle valeur de la liberté et de la dignité face à l'oppression. (SPS)