Le Canard enchaîné dénonce la détention de Naâma Asfari et des prisonniers politiques sahraouis

naama asfari
mer 17/06/2026 - 19:20

Paris, 17 juin 2026 (SPS)  - L’hebdomadaire français Le Canard enchaîné a consacré dans son édition du mercredi 17 juin un article à la situation du prisonnier politique Sahraoui Naâma Asfari et de ses compagnons du groupe de Gdeim Izik, dénonçant les violations persistantes des droits humains commises par les autorités marocaines contre les militants Sahraouis favorables à l’autodétermination du Sahara occidental.
Sous le titre « Saharien d’humain », le journal souligne qu’au Maroc, « un natif du Sahara Occidental est lourdement puni s’il milite pour l’indépendance de sa terre natale ». L’article revient sur la grève de la faim illimitée entamée par Naâma Asfari à la prison de Kénitra, où il est détenu depuis seize ans avec dix-huit autres
 
prisonniers politiques Sahraouis.
Le journal rappelle également que l’épouse de Naâma Asfari, la citoyenne française Claude Mangin, est privée de visite depuis plusieurs années, une situation régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits humains.

Selon Le Canard enchaîné, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a réclamé à plusieurs reprises la libération immédiate des détenus Sahraouis du groupe de Gdeim Izik, tandis que le Comité des Nations unies contre la torture a dénoncé des pratiques de placement à l’isolement, des actes de torture ainsi que des aveux obtenus sous la contrainte.

L’hebdomadaire critique également l’attitude des autorités françaises vis-à-vis du Maroc et estime que le rapprochement politique entre Paris et Rabat ne doit pas conduire à ignorer la situation des prisonniers politiques Sahraouis et
 
les atteintes aux droits fondamentaux dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
Cette publication intervient alors que plusieurs organisations de solidarité, élus français et associations de défense des droits humains multiplient les appels en faveur de la libération de Naâma Asfari et de l’ensemble des prisonniers politiques Sahraouis du groupe de Gdeim Izik.
(SPS)

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