Paris, 21 mai 2026 (SPS) – Le prisonnier politique Sahraoui Naâma Asfari, membre du groupe de Gdeim Izik détenu à la prison de Kénitra au Maroc, a entamé mardi une nouvelle grève de la faim de 48 heures pour dénoncer la persistance des violations commises par les autorités marocaines à l’encontre des prisonniers politiques Sahraouis et le refus du Maroc d’appliquer les recommandations des mécanismes onusiens des droits de l’homme.
Cette action, la troisième en moins d’un mois, intervient alors que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a confirmé, dans son Avis 23/2023, le caractère arbitraire de la détention des prisonniers du groupe de Gdeim Izik et exigé leur libération immédiate ainsi que des réparations appropriées.
Selon des organisations Sahraouies de défense des droits humains, les autorités marocaines continuent d’ignorer les appels internationaux et maintiennent les détenus Sahraouis dans des conditions de détention dénoncées par plusieurs ONG et instances onusiennes.
L’Association des amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique (AARASD) a appelé la communauté internationale, les organisations de défense des droits humains et les Nations unies à exercer des pressions sur le Maroc afin qu’il respecte ses engagements internationaux et mette fin aux violations visant les prisonniers politiques Sahraouis.
Le dossier de Gdeim Izik demeure l’un des symboles les plus marquants de la répression exercée contre les militants Sahraouis au Sahara occidental occupé. Les détenus avaient été condamnés à de lourdes peines à l’issue de procès largement critiqués par les observateurs internationaux pour leur absence de garanties d’équité.
Le Comité des Nations unies contre la torture (CAT) a, à plusieurs reprises, condamné le Maroc pour l’usage d’aveux obtenus sous la torture dans les procès des membres du groupe de Gdeim Izik, dont Naâma Asfari. La récente publication de nouvelles décisions du CAT renforçant ces condamnations relance les appels exigeant la libération immédiate des détenus sahraouis et la fin de l’impunité.
(SPS)