45e anniversaire de la proclamation de la RASD: les villes occupées soumises à un blocus sécuritaire étouffant

Laayoune (territoires sahraouis occupés), 27 fev 2021 (SPS) Les Sahraouis dans les villes occupées s'apprêtent à célébrer le 45e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), sous un blocus sécuritaire asphyxiant imposé par les forces d'occupation marocaines.

Les militants sahraouis des droits de l'Homme dans les différentes villes occupées entreprennent de célébrer cette occasion en dépit d'une militarisation de ces régions, soumises à une forte présence des appareils de répression marocains qui interdisent le moindre rassemblement.

Depuis Laayoune occupée, la militante sahraouie des droits de l'Homme Fatimetou Dehouar a relevé dans une déclaration à l'APS, la détermination des Sahraouis à célébrer cet anniversaire qui raconte l'histoire d'un peuple libre ayant décidé d'édifier son Etat contre vents et marées.

Bien que la célébration de cet anniversaire se déroule sous un blocus, les Sahraouis tiennent à marquer cette date en hissant l'emblème national ou en se rassemblant au domicile d'un militant pour se remémorer le processus d'édification de l'Etat et les sacrifices des chouhada, a-t-elle dit.  

Affirmant que cet anniversaire était l'occasion pour susciter l'espoir quant à la capacité du peuple sahraoui à parachever sa souveraineté sur l'ensemble de ses territoires, Mme Dehouar a assuré que le "Makhzen est incapable de priver les Sahraouis de célébrer cet anniversaire".

S'exprimant depuis la ville de Smara, le militant Hammadi El Nasri a rappelé la conjoncture délicate qui caractérise la célébration, cette année, du 45e anniversaire de la proclamation de la RASD, notamment après la reprise de la lutte armée le 13 novembre 2020, une démarche qui a avorté, selon lui, "les tentatives d'étouffement de la cause sahraouie".

Misant sur l'échec de la cause et la capitulation du peuple sahraoui, ce plan dangereux a été porté par des puissances pesantes au niveau de l'ONU. Elles ont réussi a jouer un grand rôle dans la marginalisation de la cause en accordant un temps précieux au Maroc pour acheter le silence des pays devant les crimes commis contre les Sahraouis dans les villes occupées, au sud du Maroc et dans les universités du Royaume.

La reprise de la lutte armée a toutefois déjoué les plans de l'occupant et a permis à la cause nationale de revenir sur le devant à la faveur de l'écho médiatique qu'à connu la question sahraouie, a ajouté le même intervenant.

Mettant en avant la position constante de l'Algérie en appui à la cause légitime du Sahara occidental, M. Hammadi El Nasri a soutenu que cette position "n'est point étrange pour la Mecque des révolutionnaires, l'Algérie qui est restée fidèle aux principes de la Glorieuse révolution de Novembre".(SPS)

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