L’AFASPA critique le choix de la ville de Dakhla occupée comme siège du Réseau Afrique des maisons de la francophonie

Chahid ElHafeh, 09 aout 2020 (SPS) Le président de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), Jean-Paul Escoffier a critiqué dans une lettre adressée au  Secrétaire d’État français à la Francophonie, Jean-Baptiste Lemoyne, le choix de la ville de Dakhla située au sud  du Sahara occidental occupé par le Maroc depuis 1975, comme siège du Réseau Afrique des maisons de la francophonie.

"mettant en évidence l’hypocrisie de la position française sur ce conflit de décolonisation inachevée".

"Alors que notre pays, pas plus qu’un autre, n’a jamais reconnu que le territoire non autonome du Sahara occidental était partie intégrante du Maroc, la Francophonie conforte son occupation illégale par le royaume chérifien", "mettant en évidence l’hypocrisie de la position française sur ce conflit de décolonisation inachevée", a écrit l’Afaspa dans un courrier daté du 30 juillet 2020 adressé par le Président de l’AFASPA à M. Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’État à la Francophonie, publié dimanche sur le site de l’association.

Le site "Maroc diplomatie" nous informe de l’installation du siège du Réseau Afrique des maisons de la francophonie dans la ville de Dakhla située dans la partie occupée du Sahara occidental. Ce n’est pas nouveau pour le régime marocain d’organiser diverses initiatives internationales, afin de donner un vernis de légitimité à sa présence illégale dans ce territoire non autonome, duquel l’Assemblée générale de l’ONU lui a demandé à plusieurs reprise de se retirer, a constaté l’Afaspa.

"Mais cette décision discourtoise conduit de fait à mettre notre pays dans l’illégalité internationale alors que la France n’a jamais reconnu le Sahara occidental comme faisant partie du royaume du Maroc. Ce qui a été réaffirmé récemment par la Cour Européenne de Justice", a estimé l’association.

L’Afaspa a fait savoir que "nombre de villes universitaires marocaines, où le Français est plus communément parlé seraient plus à même d’accueillir ce siège en toute légalité, qu’au Sud de l’ancienne colonie espagnole qui ne compte aucune université, mais offre de belles plages propices à l’organisation de séminaires de surf".

"Nous souhaitons par la présente votre intervention auprès du Président de ce réseau, dont l’allégeance aux visées politiques de son pays augure mal son souci d’œuvrer "pour le rayonnement de la langue française, le dialogue des cultures et la culture du dialogue". En effet au Sahara occidental le dialogue se résume à celui de la matraque et au déni de la richesse de la culture sahraouie" a conclu la lettre de l’Afaspa. (SPS)

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