Le parti compromis dénonce le manque d’engagement de l'Espagne vis-à-vis du Sahara occidental

Madrid, 27 mars 2017 (SPS) Le sénateur Carles Mulet du parti espagnol, compromis, a présenté une série de questions au gouvernement espagnol pour demander des explications au sujet de son rôle complice avec le Maroc et dénoncer son manque d’engagement vis-à-vis du conflit au Sahara occidental occupé par le Maroc.

Selon le sénateur cité par l’agence Europa press, le manque d’engagement du gouvernement espagnol dans ce contexte permet l’agression marocaine contre la population des territoires sahraouis occupés.

Le sénateur Carles Mulet a dans un communiqué dénoncé le rôle complice qui permet au Maroc de poursuivre les agressions contre la population civile comme ceux qui ont eu lieu vendredi dernier dans les zones occupées.

Le Maroc continue d'occuper et d’agresser le peuple sahraoui parce qu'"il y a une communauté internationale passive dirigée par un gouvernement espagnol lâche", a affirmé le sénateur de la coalition compromis  qui a rappelé par ailleurs que l’arrêt de la Cour de justice européenne du 21 décembre dernier, a clairement signifié que l’accord  commercial entre l'Union européenne et le Maroc n’est pas applicable au Sahara occidental et aucune exploitation des ressources naturelles ne doit se faire sans le consentement du peuple sahraoui.

Le sénateur Carles Mulet a en outre souligné que le gouvernement espagnol a une responsabilité historique incontournable envers le peuple sahraoui, en rappelant que les deux gouvernements du PP et du PSOE ont abandonné à leur sort les sahraouis pour des intérêts commerciaux et géostratégiques avec le Maroc, tout en étant totalement conscients des violations persistantes commises par les marocains du droit international et des droits de l’homme.

Pour sa part, la délégation du Front Polisario en Espagne a dans un communiqué condamné et dénoncé la répression marocaine contre des jeunes chômeurs qui ont manifesté dans la ville occupée d’El Aaiun.

La délégation sahraouie a vivement dénoncé la police et l’armée marocaine qui ont réprimé une manifestation causant ainsi des blessures à de nombreux jeunes manifestants et procédé à plusieurs arrestations.

Le texte rappelle que le chômage touche une grande partie de la population  sahraouie dans les territoires de l’ancienne colonie espagnole envahie par le Maroc et les emplois sont réservés aux colons marocains.

Des centaines d’autres sahraouis ont également rejoint les chômeurs manifestants, banderoles et drapeaux sahraouis à la main, pour dénoncer l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental.

L’intervention brutale des forces de sécurité marocaines a causé de nombreux blessés dont au moins une demi-douzaine de femmes sahraouis, ajoute la même source qui a précisé, par ailleurs, qu’un nombre non déterminé de citoyens sahraouis ont été arrêtées. Ces manifestations, rappelle encore le texte coïncident avec le procès qui se déroule à Rabat, des prisonniers politiques du groupe de Gdeim Izik qui ont été injustement emprisonnés et illégalement condamnés à de lourdes peines allant de 20 ans à perpétuité depuis 2010, par un tribunal militaire marocain alors qu’ils avaient manifesté pacifiquement pour leurs droits socio-économiques. (SPS)

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