La commission sahraouie des droits de l’homme condamne l’interdiction des autorités marocaines d’une militante sahraouie de voyager à l’étranger

Bir Lahlou, 22 fév 2016 (SPS) La commission nationale sahraouie des droits de l’homme (CONASADH) a fermement condamné l’interdiction injuste des autorités d’occupation marocaines de la défenseuse sahraouie des droits de l'homme, Mme El Ghalia Djimi de participer à un atelier organisé les 22 et 23 février à Séville (Espagne) sous le thème :" Le rôle de la surveillance des droit de l’homme durant les conflits ".
 
"Cette décision marocaine qui viole les règles, les principes internationaux des droits de l'homme, le droit international humanitaire, vise à empêcher les sahraouis de voyager à l'étranger et les observateurs internationaux de se rendre dans les territoires occupés du Sahara occidental, par crainte que les méthodes et pratiques répressives honteuses perpétrées par le Maroc et ses violations des droits de l'homme et des peuples soient mises à nues", a estimé dimanche la Commission sahraouie dans un communiqué parvenu à SPS.
 
Elle a également réitéré sa solidarité avec la militante sahraouie et avec tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines.

La CONASADH a appelé le Maroc à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les militants des droits de l’homme , prisonniers politiques sahraouis et de plus de 150 prisonniers sahraouis de guerre aux mains du Maroc, ainsi que la lumière soit faite sur le sort de tous les disparus sahraouis.
 
Elle a en outre  demandé l'ouverture des territoires occupés du Sahara occidental devant les médias, les observateurs internationaux, les personnalités et les délégations parlementaires internationales. (SPS)