Le revirement de Sanchez vis-à-vis de la question sahraouie voué à l'échec

Alger, 16 juin 2022 (SPS) L'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Abdelkader Taleb Omar a affirmé, mercredi, que le revirement du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez vis-à-vis de la question sahraouie, était voué à l'échec suite au rejet et à l'opposition affichés sur les scènes populaire et politique espagnoles.

Dans une déclaration à la presse, en marge de son intervention au "Forum de la mémoire", organisé à l'occasion de la Journée internationale de l'enfant africain (cas de l'enfant sahraoui), M. Taleb Omar a déclaré que "Sanchez fait face à une opposition farouche de la classe politique espagnole, voire de l'intérieur même du Parti socialiste, pour avoir menacé l'avenir de sa formation politique".

Et d'ajouter que "certaines parties proposent la tenue de législatives anticipées après que Sanchez a perdu de sa notoriété, d'autant que les partis et l'ensemble de la classe politique en Espagne demeurent non convaincus par ses explications sur son grave revirement sur la question sahraouie".

"A la lumière de l'isolement dont souffre Sanchez en interne et son incapacité à mobiliser le soutien espagnol, il commence à chercher comment sortir de cet isolement en recherchant un soutien de l'extérieur, notamment de l'UE, suite à la décision de l'Algérie de suspendre le Traité d'amitié et de bon voisinage avec Madrid", a expliqué le diplomate sahraoui.

"Une personne qui a échoué à mobiliser les forces politiques et populaires en interne, pourrait-elle parvenir à un consensus de la part des parties externes et internationales ?", s'est-il interrogé, assurant que les médias espagnols et tous les mouvements dans ce pays prédisent que "les jours du chef du gouvernement sont comptés".

"Le revirement, ô combien grave du gouvernement espagnol et, malheureusement, gratuit et voué à l'échec", car contraire à la position officielle majoritaire en Espagne et contraire aussi aux résolutions pertinentes de la légalité internationale, sera certainement infléchi par le premier nouveau responsable à la tête du gouvernement espagnol, a-t-il conclu.(SPS)

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