Une organisation sahraouie appelle à une interdiction de vente de logiciels de surveillance au Maroc

Appel à une interdiction de vente de logiciels de surveillance au Maroc

Laayoune occupée, 12 mars 2022 (SPS) L'Instance sahraouie contre l'occupation marocaine (ISACOM) a appelé la communauté internationale à imposer une interdiction à l'exportation et la vente de logiciels de surveillance au Maroc, en raison de sa répression des libertés fondamentales au Sahara occidental occupé.

C'est ce qui ressort d'un communiqué diffusé par l'Instance vendredi, dans la foulée des révélations sur le recours du régime marocain au programme d'espionnage sioniste "Pegasus" pour espionner la militante sahraouie des droits de l'homme, Aminatou Haidar, appelant à "une interdiction immédiate sur l'exportation, la vente, le transfert et l'utilisation de logiciels de technologie de surveillance au Maroc, qui n'hésite pas à les utiliser pour la répression des libertés et entraver l'exercice des activités des défenseurs des droits de l'homme au Sahara occidental occupé".

Le communiqué a salué en outre le travail technique "professionnel" et "minutieux" effectué par Amnesty International pour dénoncer l'exposition des défenseurs des droits humains à l'espionnage, expliquant que l'Etat occupant marocain fait de Pegasus "une arme pour attaquer les militants sahraouis, surveiller leur vie privée et celle des membres de leurs familles pour exercer une pression sur eux et lancer des campagnes de diffamation contre eux, voire attenter à leur vie".

Dans le même document, l'organisation sahraouie a dénoncé l'utilisation du logiciel espion "Pegasus", qui "facilite la tâche aux pays expansionnistes, à l'instar du régime marocain, à commettre des violations des droits humains aussi bien dans les territoires sahraouis occupés contre les militants sahraouis, qu'au Maroc contre des activistes marocains".

Pour rappel, après l'éclatement du scandale de l'implication du Maroc au milieu de l'année 2021 dans l'espionnage de nombreuses personnes, journalistes, militants des droits de l'homme et personnalités politiques via le logiciel "Pegasus", ISACOM avait réclamé l'ouverture d'une enquête internationale et appelé à poursuivre les responsables en justice.

L'Instance sahraouie avait également appelé les Nations unies et leurs organes en charge des droits de l'homme à "protéger les défenseurs des droits de l'homme sahraouis contre la politique de représailles de l'Etat occupant qui met en danger leur vie et celle des membres de leurs familles". (SPS)

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