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Les événements d'El Guerguerat ont ouvert un front de lutte qui ne s'arrêtera pas jusqu'à l'indépendance

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Alger, 13 nov 2021 (SPS) L'ambassadeur de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en Algérie, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, samedi, que les événements d'El Guerguerat du 13 novembre 2020, marqués par la violation de l'accord de cessez-le-feu par le Maroc avaient mis fin aux manipulations marocaines et ouvert une nouvelle page de lutte armée qui ne s'arrêtera qu'une fois consacré le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Dans son intervention lors d'une conférence organisée par l'Institut national d'études de stratégie globale (INSEG) à Alger, sur "El Guerguerat: un an plus tard", l'ambassadeur sahraoui a indiqué qu''après 29 ans d'atermoiements et d'impasse qui ont caractérisé le plan de règlement parrainé par l'ONU, le peuple sahraoui n'a pas trouvé d'autre moyen que de manifester pacifiquement devant la brèche illégale dans la zone d'El Guerguerat pour appeler la communauté internationale à respecter ses obligations".
Face à l'impasse et au silence international, ajoute l'ambassadeur, "le Maroc pensait avoir le feu vert sur le dossier sahraoui et qu'il pouvait régler le conflit en sa faveur, via ses violations continues des droits de l'Homme, visant à étouffer la voix de la résistance, mais la réaction du peuple sahraoui a carrément fausser ses visées à travers les bombardements menés par l'Armée sahraouie au quotidien".
Le diplomate a souligné que le peuple sahraoui, le 13 novembre dernier, avait mis fin aux manipulations marocaines au vu des atermoiements et de l'impasse qui ont caractérisé le plan de règlement de l'ONU, en annonçant l'ouverture d'une nouvelle phase de la lutte.
M. Taleb Omar a précisé que les tentatives marocaines d'imposer le fait accompli par le pillage des richesses du Sahara occidental, avec l'ouverture d'une voie commerciale internationale vers l'Afrique, et d'entraver les négociations de paix participent d'un plan coloniale visant à user la résistance sahraouie.
Le timing de la violation par le Maroc de l'accord de cessez-le-feu, le 13 novembre 2020, n'est pas innocent puisqu'il coïncidait avec l'anniversaire de la signature des sinistres Accords de Madrid (14 novembre 1975), par lesquels les autorités espagnoles ont abandonné leur responsabilité quant à la décolonisation du Sahara occidental, et qui ont conduit à la partition du territoire sahraoui, a-t-il rappelé, soulignant qu'"au regard du droit international, l'Espagne est la puissance administrante et le Maroc la puissance occupante".
Le peuple sahraoui qui a appris de ses expériences passées et qui s'inspire de la Révolution algérienne "reste déterminé, une année après la reprise de sa lutte armée, à poursuivre la guerre jusqu'à ce que le Maroc s'engage à trouver un règlement garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination, par l'application de la résolution onusienne 690 prévoyant l'organisation d'un référendum d'autodétermination ou le retour aux négociations sur la base de l'Acte constitutif de l'Union africaine, a-t-il insisté.
L'ambassadeur a indiqué que "la guerre n'est qu'à son début étant une guerre d'usure qui prélude à de grands combats", relevant que le peuple sahraoui "dispose d'une expérience et de confiance en soi suffisantes pour gagner cette guerre". "Le Maroc a opté pour la cyber-guerre, une nouvelle méthode que la partie sahraouie est appelée à développer", a-t-il dit.
Quant à l'escalade de la diplomatie marocaine visant à amener les Etats à emboîter le pas à l'ancien président américain, Donald Trump, M. Taleb Omar a relevé que la cause sahraouie était sortie victorieuse, citant les décisions de la Cour de justice européen et du Congrès américain qui a voté contre le financement d'un consulat dans les territoires sahraouis occupés.
Le diplomate sahraoui a saisi l'occasion pour critiquer la récente résolution du Conseil de sécurité onusien portant  prorogation du mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental), car elle n'a pas pris en compte, a-t-il dit, les derniers développements survenus dans la région.(SPS)
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