Sahara Occidental: "il n'y aura pas un nouveau cessez-le-feu

New York, 30 oct 2021 (SPS) Le représentant du Front Polisario et  coordinateur avec la Mission des Nations Unies pour l'organisation du  référendum au Sahara occidental (MINURSO), Sidi Mohamed Omar a affirmé,  vendredi, "qu'il n'y aura pas un nouveau de cessez-le-feu tant que  l'occupant marocain poursuit ses tentatives d'imposer le statu quo de  colonisation avec la force dans les territoires sahraouis occupés".

"Il n'y aura pas un nouveau cessez-le-feu tant que l'occupant marocain  poursuit ses tentatives d'imposer le statu quo de colonisation par la force  sur les territoires occupés de la République sahraouie", a déclaré M. Omar  à la presse internationale au siège de l'ONU à l'issue de l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution de proroger pour une durée dئune année  (jusqu'au 31 octobre 2022) le mandat de la MINURSO.

"Le Front Polisario s'attèle à évaluer la résolution du Conseil de  sécurité adoptée aujourd'hui ainsi que ses répercussions sur la situation  sur le terrain et le processus de paix de l'ONU", a-t-il ajouté relevant  qu'un communiqué sera rendu public sur cette résolution au moment  opportun".

Le diplomate sahraoui s'est dit reconnaissant à la Russie et la Tunisie  pour leur position de principe, expliquant que "l'abstention de ces deux  pays de voter est due à leur réserves sur la résolution adoptée". Il a estimé que le Conseil de sécurité "a condamné d'emblée à l'échec la  mission du représentant de l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU  au Sahara Occidental".

"La situation est sans précédent au Sahara Occidental depuis le 13  novembre 2020, en raison de la grave violation par l'Etat d'occupation  marocain de l'accord de cessez-le-feu signé en 1991 entre les deux parties (le front Polisario et le Maroc) et approuvé par le Conseil de sécurité.

M. Mohamed Omar a souligné, dans ce contexte, que "pour faire face à  l'hostilité marocaine et à la passivité totale du Conseil de sécurité, le  peuple sahraoui, sous la direction du Front Polisario, n'avait d'autres  choix que d'exercer son droit légitime à la défense des droits et de la  souveraineté de notre pays".

Le représentant du Front Polisario auprès de l'ONU a affirmé que le  Conseil de sécurité qui "assume la principale responsabilité dans la  préservation de la paix et de la sécurité internationale, n'a pas levé le  petit doigt pour traiter l'impact de la violation marocaine de l'accord de  cessez-le-feu comme si rien de grave ne s'était produit".

"En dépit des efforts louables déployés par toutes les parties concernées  pour parvenir à une décision raisonnable et pratique, prévoyant la prise de  mesures concrètes pour faire la lumière sur les nouvelles réalités  enregistrées sur le terrain et partant y faire face, le résultat demeure  néanmoins peu encourageant, en ce sens qu'il n'est pas tenu compte de la  gravité de la situation prévalant actuellement dans ce territoire et ni des  éventuels risques de dérapage".

M. Omar a rappelé "l'engagement constant du front Polisario pour une  solution pacifique", affirmant que la seule voie réaliste et pratique  d'aller de l'avant et de parvenir à une solution pacifique, juste et  durable au Sahara Occidental est de permettre au peuple sahraoui d'exercer  son droit inaliénable", conformément aux principes de la légalité  internationale. (SPS)

020/090/700