Une société espagnole sommée d'arrêter ses activités illégales au Sahara occidental

Madrid, 20 mars  2021 (SPS) Le délégué du Front Polisario en Espagne, Abdulah Arabi a exhorté la société espagnole "Congelados Rosario SL" à mettre un terme à ses activités illégales au Sahara occidental, affirmant que sa présence dans les territoires sahraouis occupés ne fait que prolonger l'occupation marocaine.

"La présence illégale d'entreprises espagnoles dans les territoires occupés du Sahara Occidental et la collaboration avec des entités marocaines, est un crime et ne fait que prolonger l'occupation marocaine de ce territoire", a déclaré Abdulah Arabi qui a ordonné à la société "Congelados Rosario SL"  d'arrêter ses activités illégales au Sahara Occidental occupé.

Le diplomate sahraoui, a rappelé, dans sa note à l'entreprise dédiée à la distribution de produits surgelés, que "le territoire du Sahara occidental est inscrit, depuis la résolution 20/72, de 1965, de l'Assemblée générale des Nations Unies, sur la liste des territoires non indépendants, en d'autres termes, c'est une région en attente de décolonisation".

"En vertu de la résolution 2625 (XXV) de l'Assemblée générale susmentionnée, le Sahara occidental a un statut juridique différent et distinct de celui du territoire du Maroc, condition qui perdurera jusqu'à ce que le peuple sahraoui exerce son droit inaliénable à l'autodétermination, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies", a-t-il soutenu.

"Tous les membres de la communauté internationale - Etats, organisations internationales et entreprises comprises - ont l'obligation de ne pas reconnaître l'occupation illégale persistante du territoire du Sahara occidental et, surtout, de ne pas contribuer à sa consolidation", a ajouté M. Arabi, relevant que "sans le consentement du peuple sahraoui, la société Congelados Rosario SL viole l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 21 décembre 2018 (paragraphe 106), concernant les accords et contrats qui sont conclu afin d’exploiter les ressources naturelles du territoire".

"L'acquisition et la commercialisation de produits des villes occupées du Sahara occidental, en l'occurrence Dakhla, constituent une violation grave du droit international", a-t-il souligné.

Enfin, le délégué du Front Polisario a exhorté l'entreprise à cesser immédiatement ses activités, se réservant les actions en justice qui, conformément à la jurisprudence récente de la Cour européenne de justice (CJUE), lui correspondent, en tant que représentants du peuple sahraoui.

Le 21 décembre 2016, la CJUE a jugé que le Maroc et le Sahara occidental étaient deux territoires distincts et séparés, et qu’il ne pouvait y avoir d’activité économique sur le territoire qu’avec le consentement du peuple du Sahara occidental. (SPS)

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