La CONASDH dénonce la répression barbare visant la militante Sultana Khaya et sa famille

 

Bir Lahlou (Territoires sahraouis libérés), 14 fev 2021 (SPS) La Commission sahraouie des droits de l'Homme (CONASDH) a dénoncé, dimanche, la répression barbare dont fait l'objet la militante Sultana Khaya et le mutisme international face au mépris affiché par le régime marocain, à l'égard de la population sahraouie dans les villes occupées.

Dans un communiqué, parvenu à SPS, la Commission a exprimé "sa vive condamnation de l'agression marocaine barbare contre la militante sahraouie des droits de l'Homme, Soltana Sid Ibrahim Khaya", dans la ville occupée de Boudjdour", affichant "sa pleine solidarité avec elle et avec toutes les victimes de la machine de répression marocaine".

Pour la CONASDH, cette agression "est un crime avec tous ses éléments constitutifs, qui met à nu le visage hideux du régime d'occupation et son mépris pour la vie des Sahraouis démunis", évoquant "une tentative désespérées de cacher ses crimes systématiques à travers un siège sécuritaire et militaire total sur la partie occupée de la République sahraouie, en interdisant l'accès aux journalistes et observateurs internationaux".

La même source alerte, "encore une fois", les organisations et mécanismes internationaux concernés par les droits de l'Homme et des peuples quant au "discrédit" des Conventions internationales du fait du silence le monde face au mépris du régime marocain à leur égard, et au "laxisme" des institutions onusiennes face à ces crimes systématiques et à la transgression répétée de leurs clauses.

La CONASDH a appelé, dans ce sens, la conscience humanitaire mondiale, les institutions internationales, l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE), le Parlement européen et les institutions de l'ONU à faire pression sur le régime marocain pour l'arrêt de ses agressions contre les civils sahraouis, la libération de tous les détenus politiques sahraouis et l'autorisation de missions d'enquête internationales.

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a également été interpellé sur la protection des civils sahraouis sous occupation et l'envoie d'une mission pour constater sur le terrain les violations du droit international humanitaire.

La militante sahraouie des droits de l'Homme, Soltana Sid Ibrahim Khaya et sa soeur Ouara Sid Ibrahim Khaya avaient été violentées par les autorités de l'occupation marocaine dans la ville sahraouie occupée de Boujdour. Soltana Khaya avait été gravement atteinte au visage et à l'œil. (SPS)

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