Forum social de solidarité sahraouie : un combat pour une question existentielle et de confirmation de la souveraineté sahraouie

Chahid El-Hafedh (camps de refugiés sahraouis),  11 fev 2021 (SPS) La question existentielle et de confirmation de la souveraineté sahraouie ont focalisé les travaux des trois ateliers du forum social de solidarité sahraouie, qui se tient du 9 au 11 février courant dans les camps de réfugiés sahraouis.

Organisés respectivement dans les camps de réfugiés sahraouis de Smara, Aousserd et Boudjedour, les trois ateliers ont porté sur des questions liées au pillage des richesses du Sahara occidental au regard de la légalité internationale, au rôle humanitaire pivot de la société civile sahraouie dans les crises, ainsi qu'au rôle du patrimoine culturel sahraoui comme outil de dialogue.

Le Secrétaire général du ministère sahraoui de la Culture et encadreur de l'atelier sur le rôle du patrimoine culturel comme outil de dialogue, Mohamed Ghali, a mis en avant l'importance de l'exploitation du patrimoine culturel et populaire dans le rapprochement des vues et des idées, dans la création d'un canal de dialogue entre individus et entre les sociétés, et dans la consécration de la dimension humanitaire de cette diversité culturelle.  

Le patrimoine culturel, dans ses volets matériel et immatériel, est le produit de l'interaction entre les hommes et avec l'environnement, à travers des valeurs sociétales véhiculées par la langue, les croyances, les traditions, les us et les mœurs, ''qu'il appartient de préserver à travers le dialogue et dans le respect des spécificités de chaque société'', a souligné l'intervenant.

Les participants à cet atelier ont plaidé, dans leurs interventions, pour une réflexion des sociétés sur le patrimoine culturel partagé par l'humanité pour nouer des dialogues et des relations fondés sur le principe du respect mutuel.

Ceux de l'atelier d'Aousserd sur le rôle pivot de la société civile sahraouie dans les crises ont débattu eux de la question du renforcement du rôle de la femme sahraouie dans la conjoncture politique actuelle, ainsi que des voies de prise en charge des catégories vulnérables de la société sahraouie, de l'accompagnement de l'Etat pour atténuer les retombées de la conjoncture actuelle en plus de la dynamisation du rôle de la société civile dans la formation de la jeunesse sahraouie pour qu'elle joue le rôle attendu d'elle.

Le coordinateur des organisations de la société civile sahraouie, Mohamed Abdallah, a mis l'accent, à ce titre, sur l'amélioration, la qualification et la capitalisation du rôle des jeunes sahraouis à différents niveaux de la lutte pour la question existentielle et de confirmation de la souveraineté sahraouie, et ce aussi bien sur le registre diplomatique que sur ceux humanitaire, des droits de l'Homme et de la légalité.

Quant à l'atelier de Smara sur le pillage des richesses du Sahara Occidental au regard de la légalité internationale, ses participants se sont penchés sur la réalité du Sahara Occidental occupé dont les ressources sont exploitées par des sociétés européennes, en violation des chartes et lois internationales et humanitaires, accentuant ainsi les souffrances du peuple sahraoui.

Les intervenants à cet atelier ont aussi pointé du doigt l'impact négatif induit par l'action illicite de ces sociétés dont les revenus sont utilisés par le régime d'occupation dans l'acquisition d'armes et de matériels militaires utilisés pour combattre les Sahraouis.

Ils interpellent pour cela la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à ces violations et agressions contre les ressources naturelles sahraouies. (SPS)

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