Le Maroc continue de réprimer les manifestations pour l'autodétermination du Sahara occidental

New York , 16 jan 2020 (SPS) - Les autorités marocaines empêchent systématiquement les rassemblements en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui et entravent le travail des ONG sahraouies des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, a dénoncé l’ONG américaine Human Rights Watch.
Les autorités marocaines "empêchent systématiquement les rassemblements en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui, et font obstruction  au travail de certaines ONG sahraouies de défense des droits de l'Homme et agressions physiques contre des militants et des journalistes, en détention ou dans la rue", s'indigne l'organisation dans son rapport annuel de 2019 sur les droits de l'Homme présenté mardi.
 
L'organisation américaine, dans son rapport, a enregistré "la détention continue de 23 Sahraouis par le Maroc après avoir été condamné à la suite de procès inéquitables en 2013 et 2017 sur la base d'aveux forcés, sans enquête sérieuse sur leur torture physique dans les postes de police et de la gendarmerie, après les affrontements qui ont éclaté suite au démantèlement violent et sanglant par les autorités marocaines du camp de protestation Gdeim Izik près d'El-Aaoun occupé, en 2010".       
Le rapport a indiqué également qu'"en juillet le régime marocain avait annulé la décision d'autoriser la Française Claude Mongin, l'épouse de Naâma Asfari, prisonnier politique sahraoui au sein du groupe Gdeim Izik, après l'avoir autorisée à entrer sur le territoire marocain pour la première fois en trente mois".
L'ONG a également souligné que le processus de paix supervisé par les Nations Unies, entre le Front Polisario et le Maroc pour l'autodétermination au Sahara occidental, est au point mort depuis la démission de l'envoyé spécial Horst Kohler, et qu'aucun successeur n'est désigné pour le moment.
Dans un rapport sur l'état des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, l'Association des défenseurs des droits de l'Homme des Sahraouis (Codesa) a dénoncé les violations continues par l'occupant marocain des droits fondamentaux du peuple sahraoui, en particulier le droit à l'autodétermination et à l'indépendance.(SPS) .
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