L'état major de l'Armée sahraouie réaffirme sa disponibilité à riposter à toute tentative visant à porter atteinte aux territoires libérés

Chahid El-Hafedh (camps des réfugiés sahraouis), 2 avr 2018 (SPS) L'état  major de l'Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) a exprimé la  disponibilité des forces sahraouies  "à riposter à toute tentative de la partie marocaine visant à porter atteinte aux territoires libérés ou à  changer le statut mis en place au lendemain du cessez-le-feu (1991)".

Le président de la République et commandant suprême des forces armées sahraouies,  Brahim Ghali, a présidé lundi une réunion d'urgence de l'état major de  l'Armée de libération populaire sahraouie au siège du ministère de la  Défense à Chahid El-Hafedh durant laquelle il a exprimé la "disponibilité des forces armées sahraouies à riposter avec force à toute tentative de l'occupation marocaine visant à porter atteinte aux territoires libérés ou à changer le statut mis en place au lendemain du cessez-le-feu", signé entre les deux parties (Front Polisario-Maroc) au Sahara Occidental en 1991 sous le parrainage de l'ONU.

Les membres de l'état major de l'ALPS ont approuvé durant la réunion  "plusieurs mesures d'urgences pour faire face à une éventuelle action  militaire de l'occupation marocaine", ajoutant  que cette réunion "a examiné les dernières évolutions de la question sahraouie, les récentes menaces marocaines et les moyens d'y faire face". 

Cette réunion intervient suite aux allégations du ministre marocain des affaires étrangères, Nasser Bourita, qui a déclaré dimanche que le mur de la honte qui divise les territoires sahraouies n'a jamais été érigé en tant que frontières et que cette région est placée exclusivement sous la responsabilité de l'ONU et de ce fait, ses territoires ne sont pas libérées. 

Le ministre marocain a prétendu que les sahraouis se seraient approchés du mur et se trouvent dans la zone qui est contrôlée par la Minurso, faisant propager l'idée que ceci "constitue une violation gravissime des accords  militaires".

 Le membre du Secrétariat national du Front Polisario et coordinateur du  Front Polisario avec la Minurso, Mhamed Kheddad, avait affirmé que  "l'occupant marocain n'a aujourd'hui d'autre choix que de se conformer à la  légalité internationale et au droit international, car toute tentative  d'entraver les efforts pacifiques, le mettra de nouveau en confrontation  avec l'ONU... et que toute tentative visant à altérer la réalité, le  confrontera à l'Armée de libération populaire sahraouie".

Les déclarations marocaines interviennent au moment où l'envoyé onusien  pour le Sahara Occidental, Horst Kohler, intensifie ses efforts à l'effet  de mettre fin au conflit, en effectuant des consultations et entretiens  avec plusieurs parties en préparation de la reprise de négociations  directes et sans conditions préalables entre le Front Polisario qui est le  seul représentant légal du peuple sahraoui et le Royaume du Maroc. (SPS)

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