Sahara occidental: Kohler rencontre le secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient à Washington

Washington, 24 mars 2018 (SPS) L’émissaire onusien, Horst Kohler, a rencontré à Washington le secrétaire d’Etat adjoint pour le proche Orient, l’ambassadeur David Satterfield, avec lequel il a échangé sur les perspectives du règlement du conflit au Sahara occidental, a-t-on indiqué.

Aucun élément n’a filtré de cet entretien, tenu dans le cadre des consultations élargies, initiées par le médiateur allemand en vue de relancer le processus onusien à l’arrêt depuis 2012.

Mercredi, l’émissaire onusien a informé le Conseil de sécurité de son déplacement jeudi à Washington pour rencontrer des responsables de l’administration américaine.

Lors de ce briefing au Conseil de sécurité, kohler a expliqué que ces consultations, ont été " guidées par des ancrages stratégiques ".

A ce titre, il a précisé que les discussions bilatérales avec les parties au conflit et les pays voisins visaient à "instaurer la confiance en son impartialité" et à explorer les domaines susceptibles de faire l’objet d’un compromis.

Ses rencontres avec les responsables de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA), ont été également tenue sous le signe de l’écoute.

L’UE est "un proche voisin et un partenaire stratégique des pays du Maghreb en matière économique, sociale et sécuritaire (  ) qui a une perspective précise du conflit", a-t-il souligné lors de cette réunion d’information.

"De même, il ne fait aucun doute que l'UA est une partie prenante importante, dont les points de vue sur le conflit doivent être entendus, notamment que le Maroc et la République arabe sahraouie sont tous les deux membres " de cette organisation, a-t-il ajouté.

Kohler compte aller de l’avant dans sa mission de médiation malgré les tentatives du Maroc de perturber ses efforts.  A cet effet, il compte tenir d’autres consultations bilatérales avec les membres du Conseil de sécurité, y compris avec plusieurs hauts responsables de la Chine et de la Russie, a-t-il annoncé lors de ce briefing.

Sa rencontre jeudi avec l’ambassadeur Satterfield revêt une importance particulière, les Etats-Unis membre permanent du Conseil de sécurité, sont agacés par l’absence de volonté de la part du Maroc de reprendre les négociations.

Washington, n’a pas caché ses préoccupations quant au blocage du processus de paix et ont averti en Avril 2017, juste après le vote de la résolution prorogeant le mandat de la Minurso qu’ils allaient "surveiller de près les progrès réalisés sur le terrain".

Pour l’administration américaine, les blocages dressés à la Minurso ont conduit le Conseil de sécurité à concentrer son débat sur "des détails opérationnels très spécifiques" au lieu de s’intéresser à sa véritable mission qui consiste à organiser un référendum d’autodétermination.

Au demeurant, la position américaine n’a pas changé d’un Iota à l’égard de la question sahraouie malgré les multiples tentatives du Maroc de la faire fléchir via son lobby au Congrès.

Le département d’Etat maintient toujours les territoires sahraouis dans sa liste des dépendances et territoires à souveraineté spéciale, dont le statut final reste à déterminer. (SPS)

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