Le Front Polisario et le gouvernement de la RASD appellent les instances internationales à cesser immédiatement l’impunité dont jouit le Maroc

Paris, 12 déc 2017 (SPS) Le Front Polisario et le gouvernement de la RASD appellent les instances internationales à faire immédiatement cesser l’impunité dont jouit le Maroc, invitant les institutions internationales à s’assurer que dans le cadre du conflit de décolonisation qui oppose le Front Polisario au Royaume du Maroc, les populations civiles en territoire occupé soient en premier lieu protégées contre tout traitement inhumain et dégradant, comme l’exige le droit international humanitaire.

Dans une déclaration à la veille du procès en appel des étudiants sahraouis qui doit avoir lieu ce mardi, le ministre des territoires occupés et des communautés sahraouis à l’étranger, Mohamed Akeik a souligné que le Front Polisario et le gouvernement de la RASD tiennent  à rappeler fermement qu’il est urgent que le Royaume du Maroc cesse de condamner les militants sahraouis pour leur opinion politique et en se fondant sur des aveux obtenus sous la torture.

Amnesty International vient de lancer, lundi 11 Décembre 2017, une campagne pour une action urgente de soutien aux prisonniers politiques de Gdeim Izik[1] en rappelant notamment la nécessité de les transférer en territoire occupé et que le procès en appel des étudiants sahraouis va s’ouvrir, le 12 décembre 2017, a-t-il rappelé.

La campagne lancée par Amnesty International s’inscrit dans la continuité d’appels déjà nombreux des organisations internationales adressés aux autorités marocaines, afin qu’elles respectent leurs obligations tirées de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, dans le cadre des procès politiques des ressortissants du Sahara occidental, un territoire non autonome sous occupation étrangère.

Néanmoins, les étudiants sahraouis de Marrakech qui ont affirmé leur innocence dès le début de la procédure et qui ont tous indiqué avoir été torturés lors de leur interpellation, n’ont pas fait exception à la règle. La situation de ces prisonniers reflète une nouvelle fois les nombreuses et graves violations du droit international humanitaire commises depuis plus de quarante ans dans les territoires occupés.

Ainsi, l’instruction du dossier de ces prévenus s’est focalisée, comme pour tous les autres prisonniers sahraouis, sur leur revendication légitime à l’autodétermination. Aucune enquête quant aux tortures subies n’a été ouverte alors que leurs déclarations font hélas écho à celle de tant de nombreux autres ressortissants sahraouis détenus au Maroc, a regretté le ministre. (SPS)

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