Le Conseil municipal de la Grande Canarie soutient les eurodéputés expulsés par le Maroc

Madrid, 28oct 2017(SPS) Le conseil municipal de la Grande Canarie (Espagne) a exprimé samedi son soutien et sa solidarité avec les eurodéputés expulsés vendredi par le Maroc à leur arrivée à l’aéroport d’El Aaiun occupée au Sahara occidental tout en dénonçant la violation des droits de l’homme par le Maroc.

Les eurodéputés avaient prévu un séjour de plusieurs jours afin de rencontrer diverses associations et organisations sahraouies et s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, a indiqué Carmelo Ramirez , responsable de la solidarité internationale du dit Conseil .

Le même responsable a souligné dans une déclaration, que "le peuple sahraoui aura tôt ou tard sa liberté"  et pour cette raison, a-t-il précisé, "le conseil municipal de la Grande Canarie dénonce la violation des droits de l’homme par le Maroc et exige par ailleurs la libération des prisonniers politiques sahraouis et les militants des droits de l’homme emprisonnés illégalement".

Ramirez a également appelé à l’organisation d’un référendum sur  l’autodétermination du peuple sahraoui afin qu’il puisse, librement et démocratiquement, décider de son avenir tout en demandant de la communauté internationale de veiller au respect et à l’application des résolutions internationales relatives au règlement de ce conflit qui dure depuis plus de 40 ans.

Le responsable de la solidarité internationale du conseil municipal qui a reçu la délégation parlementaire européenne à son retour à l’aéroport de Grande Canarie s’est dit solidaire avec elle parce qu’une fois de plus, "le Maroc empêche l’entrée aux territoires sahraouis occupés, d’une délégation étrangère de parlementaires, de représentants de partis politiques et autres observateurs ou défenseurs des droits de l’homme", se demandant , à l’instar des eurodéputés expulsés, "si le Maroc n’a rien à cacher, alors pourquoi a-t-il empêché ces parlementaires d’entrer à El Aaiun".

Les députés européens empêchés vendredi d'entrer dans la ville d’El Aaiun ont dénoncé la décision des autorités marocaines d'occupation qui leur ont refusé l'accès au Sahara occidental, alors qu'ils s’apprêtaient à aller dans les territoires occupés pour s’y enquérir de la situation des droits de l’homme.

"Contrariée" par son expulsion de la ville d’El Aaiun, la présidente de l'Intergroupe "Paix pour le Sahara occidental" au Parlement européen, Jytte Guteland a affirmé que le but de sa visite dans les territoires occupés du Sahara occidental est d'observer sur place la situation des droits de l'homme.

"Nous sommes venus ici en tant que membres du Parlement européen pour observer de nos propres yeux la situation sur place et avoir la possibilité d'écouter la société civile. En tant que parlementaires, nous voulons être suffisamment informés de la situation au Sahara Occidental, d'autant plus que nous serons appelés à s'exprimer sur un accord d'association UE-Maroc modifié", a-t-elle déclaré dans un communiqué.(SPS)

020/090/700