Le maire de Saint Denis consterné par l’expulsion de Claude Mangin par les autorités marocaines

Saint Denis (France), 15 mars 2017 (SPS) Le Maire de saint Denis, Laurent Russier a exprimé sa consternation face au refus de laisser Mme Claude Mangin assister au procès de son époux, Naama Asfari et de lui permettre d’exercer son droit de visite en prison depuis plusieurs mois, a indiqué un communiqué parvenu à SPS.

"Venant d’apprendre que Claude Mangin-Asfari, épouse du détenu Naâma Asfari, s’est vue dimanche soir refuser l’entrée sur le territoire (marocain) pour la troisième fois par les autorités marocaines, je lui exprime toute ma solidarité dans l’épreuve qu’elle vit. J’exprime ma consternation face au refus de laisser cette dernière assister au procès de son époux, et de lui permettre d’exercer son droit de visite en prison depuis plusieurs mois".

"Le Maroc est un Etat souverain et peut, à ce titre, refouler et expulser qui bon lui semble. Il semble toutefois nécessaire que le motif et la durée de l’interdiction du territoire soient portés à la connaissance de Claude Mangin", souligné le communiqué.

"Je réitère ma sollicitation à l’Etat et à nos autorités diplomatiques de bien vouloir demander aux autorités marocaines la levée de l’interdiction d’entrée sur le territoire en accord avec le droit des prisonniers aux visites familiales garanti par l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus".

M. Russier  a également  dénoncé le manque d’équité de ce procès et rappelle son attachement à la question des droits de l’Homme et au droit à l’autodétermination des peuples.

Depuis le 26 décembre dernier, les irrégularités constatées posent un doute sérieux sur l’équité du procès : l’association des chrétiens contre la torture (ACAT) et la délégation d’observateurs internationaux d’Izquierda Unida (IU) “le manque de garanties procédurales”, étant donné que “la défense n’a toujours pu accéder à la totalité des actes d’accusation et qu’on ne lui permet pas de s’exprimer librement dans la salle d’audience, ni d’accéder à l’interprétation et à la traduction intégrale des procédures”, le cantonnement des accusés dans une cage en verre d’où ils ne peuvent entendre les débats et le refus de laisser entrer leurs familles, a rappelé la même source

Pas moins de 24 militants et défenseurs des droits de l'Homme sahraouis ont été arrêtés dans une opération militaire marocaine ayant visé le démantèlement du camp de Gdeim Izik en novembre 2010, rappelle-t-on. (SPS)

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