Le Ministre de la Défense informe la MINURSO du déploiement des forces de l’ALPS à Elguergarat, au sud-ouest du Sahara occidental

Bir Lahlou (territoires libérés de la RASD), 29 août 2016 (SPS) Le ministre de la Défense, Abdelahi Lehbib a informé Boko Oumar, chef d'état-major  par intérim de la MINURSO, des mesures prises par l’Armée de libération populaire sahraoui (ALPS) pour faire face aux violations du Royaume du Maroc dans la zone tampon d’Elgagarat en violation de l'accord du cessez-le-feu numéro 1.
 
"En réponse à  votre lettre datée du 25 août 2016, j'ai l'honneur de vous informer que nous sommes pleinement conscients que toute tension dans une telle situation, aura un impact sérieux sur le maintien du cessez-le-feu signé par les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc à travers la violation de l'accord militaire numéro 1", a écrit le ministre de la défense dans sa lettre à Boko Oumar.
 
Dans ce contexte, S.E. M. Brahim Ghali, Président de la République et  SG du Front Polisario a adressé une lettre urgente le 15 août 2016 au SE Ban Kin Moon, SG de l'ONU, lui demandant de mettre fin immédiatement à la décision dangereuse du Royaume du Maroc en violation des termes de l'accord militaire N1, qui a donné des instructions le 11 août à ses forces militaires pour envahir la zone de El Guergarat, qui, "comme vous le savez, se trouve au-delà du mur marocain, pour mener des opérations et des activités visant de changer le statuquo actuel et créer une nouvelle réalité sur le sol et modifier la situation prévalait au moment de cessez le feu", a rappelé le ministre de la Défense.
 
En raison de la gravité de la situation, des hauts cadres de l’ALPS et moi personnellement, avons  eu une série de réunions avec la MINURSO pour attirer son attention sur la gravité de la situation causée par les activités persistantes du Maroc qui ont été documentés par des preuves tangibles et remises à votre bureau et à vos représentants, a fait savoir, M. Lehbib.
 
La MINURSO a retardé dans ses efforts pour faire face à ces développements, et malheureusement, le premier rapport de la MINURSO concernant ces développements a été reflété dans la déclaration du porte-parole des Nations Unies Farhan Haq le 18 août , "qui n’était pas plus qu’un encouragement du Maroc de persister dans l'exécution de ses plans prémédités", a-t-il déploré.
 
Vendredi dernier (26 août), le Conseil de sécurité des Nations Unies a été informé par le DOPKO reconnaissant enfin que les activités marocaines à El Gargarat constituent une violation de l'Accord militaire Numéro 1, a souligné le ministre de la Défense.
 
"Malgré tout cela et votre lettre aux deux parties le 25 août, le Maroc a fait la sourde oreille à l'appel de la MINURSO et par contre a déclaré sa décision de bitumer une route dans ladite zone au-delà du mur marocain en direction des frontières sud internationalement reconnues du Sahara occidental".
 
Face à cette situation, je tiens à vous informer qu’en date du 28 août 2016, nous avons déployé des forces militaires dans la région pour prévenir d'autres activités marocaines au-delà du mur, y compris la route bitumée qu’il a entamé dans le but de modifier la situation précédente, a annoncé le ministre de la Défense.
 
"Seul, l’exercice de pressions appropriées de l’ONU contre le Royaume du Maroc afin de l’amener à respecter pleinement l’accord militaire N1 et  mettre fin immédiate à ses activités, pourra réduire la tension , et permettre aux deux parties de contribuer au maintien du cessez-le feu et renforcer par conséquent la confiance dans le processus de paix mené par l'ONU", a-t-il estimé. (SPS)
 
093/090/TRD 18 01 AOÜT 016 SPS