COMMUNIQUES AVRIL 1999
SAHARA OCCIDENTAL ECOLOGIELe Maroc mène un pillage systématique du sable des côtes du Sahara Occidental, menaçant de provoquer un véritable désastre écologique.
Le sable des dunes dorées qui fait la beauté des plages sahraoules, s'étalant sur une longueur de 15Okm, est acheminé par milliers de tonnes par voie maritime vers les centres touristiques marocains et en direction des îles du pacifique.
L'exploitation marocaine illégale du sable sahrauui, entamée depuis trois années déjà, risque, à ce train, d'entrainer un déséquilibre de l'écosystème, selon les spécialistes. SPS/29AVRIL99
FRANCE - LIBERTE :REFERENDUMUne simulation de vote et l'initiation civique et démocratique en vue du prochain référendum sont quelques-un des objectifs actuels de la Fondation « France - LIBERTE » de Danielle Mitterrand dans les camps de réfugiés.
Mademoiselle Karmous Affifa, accompagnée d'autres juristes de cette organisation séjourneront dans les camps de réfuplés le temps nécessaire pour organiser des stages d'apprentissage et une formation pour un groupe de personnes dans chaque Wilaya qui, à leur tour, formeronit d'autres Sahraouis.
En plus d'une simulation de vote, les juristes de « FRANCE-LIBERTE» feront projeter des cassettes vidéo sur des élections qui se sont passées dans le monde, notamment en Afrique du sud et en Palestine. SPS/29AVRIL99
Le Ministre sahraoui de l'information, M. Fadel lsmael, a déclaré mardi que le peuple marocain, toutes tendances confondues, souhaite le retrait du bourbier du Sahara Occidental. « Le peuple marocain considère que cette guerre, qui l'a saigné, ne peut plus être supportée par son pays en l'absence des subsides de l'extérieur qui, durant la guerre froide compensaient en grande partie le poids financier de l'occupation, a indiqué le Ministre.Au cours de la conférnce de.presse qu'il a accordé aux médias nationaux, à l'issue de la tournée gouvernementale dans les Wilaya, M. Ismael a rappelé que l'invasion du Sahara Occidental, était à l'origine, « une manoeuvre de palais », destinée à détourner l'opinion marocaine de ses problèmes intérieurs de développement et de démocratie.
La « marocanité du Sahara » était donc un slogan imposé par le roi, et Abraham Serfaty qui n'a pas observé cette consigne a fait les frais de son obstination, a-t-il indiqué comme exemple éioquent;.
Le Ministre a appelé le Maroc à adhérer à la volonté de la communauté internationale et a souligné que après un quart de siècle de combat, il est illusoire de dissuader les Sahraouis de leur choix de vivre indépendants.
Interrogé sur la décision du Conseil des Ministres de l'OUA relatif à l'irréversibilité de l'appartenance de la RASD à l'organisation pan-africaine, M. Ismael a souligné que la RASD est un choix librement exprimé par les sahraouis en 1976, et que l'ONU a été empêchée en 1975 d'organiser un référendum d'autodétermination par l'armée marocaine qui; a procédé à une « véritable guerre de génocide centre le peuple sahraoui».
Après avoir souligné que ce choix demeure «incontestable et irrévocable» tant que le peuple sahraoui n'a pas exprimé un choix contraire à travers un référendum libre, régulier et transparent, le Ministre a loué la sagesse des dirigeants africains qui ont mesuré à sa juste valeur les manoeuvres dilatores de Rabat, en confirmant la présence de la RASD comme membre à part entière de l'OUA, et a invité l'ONU à emboîter le pas à l'OUA, si le Maroc persiste dans son refus d'appliquer le plan de réglement onusien.
M. Ismael a attiré l'attention de ceux qui veulent porter atteinte à l'existence de le RASD qu'ils «pèchent en eau trouble» et vont à contre-courant des efforts de la communauté internationale, visant à l'organisation du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui.SPS/29AVRIL99
RÉPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DÉMOCRATIQUE
MINISTÈRE DE L'INFORMATIONUn étudiant sahraoui, M. Mohamed Limam Ould Sidi Mohamed a trouvé la mort, le 12 avril dernier en Russie dans des circonstances ambiguës. Le jeune étudiant , qui préparait un doctorat sur l'énergie nucléaire, marié à une russe et père de deux enfants, avait infomlé sa famille par lettre qu'il était menacé et que sa vie était en danger.
La mort tragique de Mohamed Limam est à imputer aux services spéciaux marocains qui le suspectaient d'avoir des sympathies avec la Front Polisario si l'on en croit des sources proches des parents de la victime à Goulimime (Sud Marocj.
D'un autre côté, M. Malainine ould Bechir, un autre citoyen sahraoui, a été enlevé à Tan-Tan (sud Maroc) pour raparaitre quelques jours plus tard dans la prison d'Agadir. Ses parents empêchés de lui rendre visite, ont indiqué que leur fils, qui a été l'objet d'incarcération par le passé, était maintenu sous surveillance étroite et a toujours été victime des tractations policières depuis qu'il a été fiché par les services de la direction de la sécurité du territoire.
Ces attentats successives aux droits de l'homme interviennent au moment où le Maroc proclame «toumer la page des disparus» et se déclare disposé à indemniser les parents des victimes des tortionnaires qui entretiennent le jardin secret du Roi.
A ce sujet, iI y a lieu de rappeler le communiqué le 12 avril à Rabat, par le Comité de coordination des victimes de disparitions forcées dans le centre secret d'El Aioun (Sahara Occidental) et Gallat M'Gouna (Maroc) qui a exprimé sa « profonde indignation et sa préoccupation vis-à-vis des violations des droits de l'Homme au Maroc.
Le comité de coordination a accusé le comité consultatif des droits de l'homme (CCDH) « d'occulter la vérité sur les actes criminels commis au Sahare Occidental depuis 1975 » et a fait état de 57 personnes disparues dont il était sans nouvelles depuis1991.
Mettant en doute la crédibilité des résultats de la commission technique chargée de clore ce dossier, le comité de coordination a indiqué que certains des membres du CCDH sont diredement impliqués dans des actes de disparition forcée.
Ibrahim Dahan, un rescapé sahraoui de Galaat M'Gouna a affirmé au cours de la conférence de presse, tenue par plusieurs ONG des droits de l'homme au Maroc, à Rabat le 21 avril dernier, qu'il y avait 488 cas de personnes disparues au Sahara Occidental, dont des femmes qui n'ont pas été citées dans le rapport du CCDH,«comme si ce drame ne concernait pas des êtres humains» a-t-il déploré selon l'AFP.
L'AFP précise que ces ONG regroupent : la ligue marocaine des droits da l'homme , l'Association marocaine des droits de l'Homme, le Comité de défense des drois de l'homme, l'Association des barreaux du Maroc, le comité de coordination des familles de disparus et des victimes de la disparition forcée et quatre associations d'anciens prisonniers.
Ces ONG avaient exigé que toute le lumiére soit faite sur les disparitions et les conditions dans lesquelles sont morts des prisonniers dans les tristement célèbres prisons de Tazmamart, Derb Moulay Cherif Agdez et Gallat M'Gouna. Elles avaient fait état de 470 cas de plus que les 112 reconnus officiellement par Rabat et ce, en réacfion à la publication du rapport du CCDH. SPS/29AVRIL99
En dépit des efforts des autorités et de l'aide internationale, le plus grand camp de réfugiés sahraouis, baptisé Dakhla, vit de sérieux problèmes sociaux que l'on s'accorde à attribuer pour l'essentiel à l'éloignement de cette Wilaya par rapport aux autres régions et par rapport aux centres de décisions, tous regroupés non loin de la localité de Tindouf.Une récente visite d'inspection effectuée par tout le staff gouvernemental sahraoui a mis en évidence l'isolement quasi total de ce camp de 49 000 âmes , séparé du reste des campements par 170 km de pistes accidentées, privé de moyens de communication de base et souffrant de pénuries multiples que la distance rend chaque jour plus problématique.
Le manque de moyens de transport empêche un approvisionnement régulier en produits vitaux comme les denrées élémentaires, les médicaments, les carburants et autres combustibles tandis que l'inexistance de moyens de télécommunication rend encore plus difficile la gestion des affaires locales.
Pour le citoyen, une simple visite médicale ou familiale, un appel téléphonique ou une formalité administrative signifient une véritable expédition de quatre heures de route, quand le moyen de transport est disponible.
Cela vaut aussi pour l'acheminement de tout ce dont le camp a besoin y compris en moyens techniques de maintenance et, dans l'autre sens, le transfert des malades graves.
Les retombées de cette situation sur les conditions sociales sont alarmantes. Au manque d'eau et à la pollution des rares puits ouverts s'ajoute le délabrement des structures sanitaires et scolaires qu'il faut restaurer d'urgence.
Les sept dispensaires et l'unique hôpital que compte la Wilaya manquent de tout , à commencer par le personnel qualifié. L'éclairage y est défectueux, les laboratoires ne fonctionnent plus, les installations de radiographie sont en panne, les médicaments essentiels font défaut et les moyens de transport, notamment les ambulances se font rares.
L'aide internationale, grâce aux louables initiatives de nombreuses organisations non gouvernementales et le jumelage de certaines communes, n'arrive que difficilement à percer les obstacles dressés par l'éloignement .
Dakhla est « le vrai camp de réfugiés », a souligné le Ministre de l'Information, M. Fadel Ismail, en ce sens qu'elle est le parfait miroir des souffrances qu'endure un peuple exilé mais aussi de ses espoirs pour un Sahara Occidental enfin libéré. SPS/21AVRIL99
Le nouveau gouvermement de M Bouchraya Beyoun, qui vient d'achever une longue visite d'inspection à travers les quatre Wilaya, est décidé à apporter des « solutions concrètes » aux nombreux problèmes que vivent les populations réfugiées, notamment par une plus grande décentralisation de la décision et par la création de commissions ministérielles de suivi.Au cours de sa tournée, le gouvernement a « mis l'accent sur la nécesscité que la Wilaya ait les moyens de régler certains problèmes locaux et de participer à la décision concenant les questions relevant de sa juridiction dans les domaines social et économique, a déclaré mardi à la SPS le Ministre de l'information, M Fadel Ismail.
Pour le ministre sahraoui de l'information, « le gouvermement est tenu de mettre en oeuvre une politique claire, d'apporter des solutions concrètes aux problèmes et de combattre les phénomènes nuisibles tels que la corruption, le sous-emploi et le laisser-aller.
Plus précis sur les intentions de l'équipe gouvernementale dans les domaines du développement économique, le Ministre a souligné que des «mesures d'encouragement » avaient été prises en direction des artisans et des ouvriers qualifiés pour la promotion de la production artisanale, de l'agriculture et de la confection de vêtements et de nattes.
L'object d'une telle politique de promotion des activités productives est, a souligné M. Ismail, de « parer au risque de créer un peuple d'assistés et d'initier au contraire les sahraouis aux vertus du travail et de l'effort ».
Le gouvermement a arrêté d'autres « mesures pratiques » afin de venir à bout des problèmes spécifiques à chaque Wilaya comme le manque de logement à El Aioun et à Smara, du fait de la croissance démographique, ou encore des difficultés de communication dont souffre particulièrement la Wilaya de Dakhla en raison de son éloignement excessif des autres Wilaya et des principaux centres de décision.
Le problème du manque de médicaments et de structures et matériel scolaire, l'exécutif entend répondre par des « efforts particuliers » dans !e but d'améliorer les conditions de d'enseignement, et d'un autre côté, de dynamiser les dispensaires et donner ainsi à la politique de « santé de proximité » son contenu pratique.
Face au problème crucial de l'eau, le gouvernement a pis une première mesure palpable consistant à approvisionner l'ensemble des communes par camions citernes, a annoncé le ministre de l'information. SPS/20AVRIL99
Sahara Press Service: sps@spsrasd.info