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SPS Les forces de répression marocaines menacent la famille d'un athlète sahraoui 31.10.06
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El Aaiun (territoires occupés), 31/10/2006 (SPS) Les forces de
répression marocaines ont procédé dimanche à l'élimination du club sportif de la
famille de l'athlète sahraoui, Salah Hmatou, au cours d'une sélection réalisée à
El Aaiun par le ministère marocain de la jeunesse, selon des sources
concordantes.
"L'élimination du club sportif de Hamoudi Hmatou, père de l'athlète, Salah,
intervient en réaction aux opinions de ce dernier qu'il avait exprimé dans son
interview publié sur le site internet (cahier du Sahara), en faveur de
l'autodétermination du peuple sahraoui et son indépendance", ont souligné les
mêmes sources.
De son côté, Cahier du Sahara a indiqué que des "fortes pressions ont été
exercées sur le père de Salah Hmatou, après avoir déclaré que son fils est libre
dans l'expression de ses opinions et ses convictions politiques".
A cet égard les forces de répressions marocaines soutenues par la police
judiciaire marocaine ont arrêté en début d'octobre, le frère de Salah Hmatou
pendant plus de deux jours dans une "tentative d'amener Salah Hmatou à renoncer
à sa position favorable de la cause du peuple sahraoui", ont ajouté les mêmes
sources.
L'athlète sahraoui, Salah Hmatou résidant en France, avait récemment remporté la
deuxième place au championnat de 10.000 mètres qui ont eu lieu au Cap d'Agde en
France.
M. Salah Hmatou, au cours de la remise des prix à laquelle a pris part sa mère,
a appelé les médias français à briser le tabou imposé sur le Sahara Occidental
et à son peuple pacifiquedepuis plus de trois décennies par le Maroc. (SPS)
020/090/000 311445 Oct 06 SPS
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SPS Les étudiants sahraouis à la ville de Smara occupée dénoncent la répression marocaine contre les civils
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Smara (territoires occupés), 31/10/2006 (SPS) Le mouvement sahraoui des
étudiants à Smara ont dénoncé "avec force" la répression perpétrée par les
forces d'occupation marocaines contre les civils sans défense dans les
territoires occupés du Sahara Occidental, qui appelaient pacifiquement à
l'autodétermination du peuple sahraoui, selon un communiqué de ce mouvement
rendu public mardi, dont une copie est parvenue à SPS.
Les étudiants sahraouis à la ville de Smara occupée ont regretté la poursuite de
la machine répressive marocaine dans ses violations des droits des droits de
l'Homme au Sahara Occidental, appelant à permettre au peuple sahraoui de choisir
"librement" son futur.
Ils ont en outre réclamé la libération de tous les prisonniers politiques et
activistes sahraouis des droits humains qui croupissent encore dans les prisons
marocaines, ainsi que la levée de l'état de siège militaire et médiatique imposé
sur le territoire du Sahara Occidental par le Maroc depuis 1975.
Enfin, le mouvement sahraoui des étudiants à Smara a lancé un appel "pressant" à
l'opinion publique internationale et aux forces éprises de paix et de justice
pour intervenir "en toute urgence" auprès du Maroc, afin de mettre un terme aux
"flagrantes" violations des droits de l'Homme dans les territoires occupés du
Sahara Occidental.
Pae ailleurs, les citoyens sahraouis à la ville de Mhamid ElGhezlan poursuivent
leur sit-in ouvert devant l'administration de cette localité située au sud du
Maroc, en protestation aux mauvais traitements perpétrés par les autorités
marocaines à l'encontre des sahraouis.
Cette protestation se poursuit pour son cinquième mois, selon les organisateurs.
(SPS)
020/090/110 311150 Oct 06 SPS
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SPS Le Conseil de sécurité de l'ONU examinera ce mardi la question du Sahara occidental
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Chahid ElHafed, 31/10/ 2006 (SPS) Le Conseil de sécurité de l'ONU doit
examiner de nouveau ce mardi la question du Sahara occidental et voter la
prorogation pour six mois du mandat de sa mission dans ce territoire non
autonome, occupé depuis 1975 par le Maroc, a rapporté l'Agence de presse
algérienne, APS.
La Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso),
composée d'environ 220 hommes, a été mise sur pied en 1991 pour superviser le
respect du cessez-le-feu signé en septembre de cette même année entre le Maroc
et le Front Polisario.
La tâche essentielle de la mission onusienne, comme son nom l'indique, reste
cependant inachevée, le référendum d'autodétermination n'ayant toujours pas eu
lieu, en raison du refus du Maroc d'envisager l'option de l'indépendance du
Sahara Occidental.
Le Maroc avait pourtant accepté le Plan de règlement de l'ONU, en 1990, qui
prévoyait un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental pour décider de
l'avenir de ce territoire: soit l'indépendance, le rattachement au Maroc, ou
l'autonomie dans le cadre d'une souveraineté marocaine.
En dépit de l'"impasse" actuelle, le Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan,
a préconisé dans son dernier rapport sur la situation au Sahara Occidental,
datée du 16 octobre, le prolongement de six mois du mandat de la Minurso.
"Vu la situation actuelle sur le terrain (...), je continue de croire que la
présence de la Minurso reste essentielle pour le maintien du cessez-le-feu au
Sahara Occidental. Je recommande donc au Conseil de sécurité de proroger le
mandat de la Mission pour une nouvelle période de six mois, jusqu'au 30 avril
2007", a-t-il écrit dans son rapport.
Le Secrétaire général du Front Polisario et Président de la République arabe
sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz, a affirmé à plusieurs
reprises que le prolongement successif du mandat de la Minurso, sans progrès
réels sur le plan politique, ne devait pas "consacrer le fait accompli colonial"
marocain.
M. Annan, constatant l'"impasse" actuelle et se basant sur l'évaluation des
activités de son envoyé personnel au Sahara Occidental, M. Peter Van Walsum, a
recommandé au Conseil de sécurité "d'inviter les deux parties (au conflit), le
Maroc et le Front Polisario, à engager des négociations directes, "sans
conditions préalables".
Le but de ces négociations serait de "parvenir à une solution politique juste,
durable et mutuellement acceptable qui permette d'assurer l'autodétermination du
peuple du Sahara Occidental", a précisé le Secrétaire général de l'ONU dans son
rapport.
Le Front Polisario a récemment rappelé qu'il avait déjà négocié durant des
années avec le Maroc, avec lequel il a signé l'accord de cessez-le-feu, le 6
septembre 1991, le Plan de règlement de l'ONU de 1990 et les Accords de Houston
de 1997.
Le représentant du peuple sahraoui souligne que toute négociation future ne
devrait donc porter que sur les modalités pratiques de la tenue du référendum
d'autodétermination.
M. Annan, dont le mandat à la tête des Nations unies expire à la fin de l'année,
a d'autre part affirmé, dans son rapport, son soutien à la démarche du Haut
commissariat aux droits de l'homme de l'ONU (HCDH) visant à "assurer le respect,
par tous les acteurs, des droits de l'homme du peuple du Sahara Occidental".
Il a également recommandé que "l'ONU examine, avec tous les acteurs compétents,
le meilleur moyen de faire en sorte que le respect des droits de l'homme soit
convenablement et systématiquement suivi dans la région de manière à garantir
pleinement la protection des droits de l'homme" du peuple sahraoui.
Une délégation du HCDH qui s'est rendue en mai dernier au Sahara Occidental, a
indiqué dans son rapport de mission être arrivée "à la conclusion préliminaire
que les membres des services d'ordre marocains semblent avoir fait usage de la
force d'une manière non discriminatoire et disproportionnée" contre des
manifestants sahraouis pacifiques qui réclamaient l'exercice de leur droit à
l'autodétermination.(SPS)
020/090/700 311030 Oct 06 SPS
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SPS La légalité internationale ''doit être respectée'' au Sahara occidental, réitère M. Bedjaoui
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Madrid, 31/10/2006 (SPS) La légalité internationale ''doit être
respectée'' au Sahara Occidental à travers la tenue d'un référendum
d'autodétermination permettant au peuple sahraoui de décider ''librement'' de
son destin, a réitéré mardi à Madrid, le ministre d'Etat, ministre des Affaires
étrangères algérien, Mohammed Bedjaoui, cité par l'APS.
''Nous sommes pour l'autodétermination du peuple sahraoui comme l'ensemble de la
communauté internationale qui a bâti une légalité au niveau des Nations Unies et
cette légalité doit être respectée'', a affirmé M. Bedjaoui lors d'une
conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol, Miguel Angel
Moratinos.
''Il y a une légalité internationale qui veut que les peuples soient consultés.
Nous ne sommes plus au moyen âge où c'est le territoire qui détermine le sort
d'une population. Aujourd'hui, dans le droit international contemporain, c'est
le peuple qui détermine le sort du territoire'', a-t-il souligné.
Le chef de la diplomatie algérienne a observé, dans ce contexte, que la solution
au conflit du Sahara occidental a déjà été trouvée. ''Il faut donner la parole
au peuple sahraoui dans un référendum afin qu'il puisse décider de son avenir'',
a-t-il dit.
M. Bedjaoui a ajouté que l'Algérie ''ne veut qu'une seule chose : la paix dans
la région pour, qu'enfin, nous puissions construire ensemble souverainement
notre destin commun pour un Maghreb uni''.
Il a rappelé que l'Espagne, dès août 1974, avait proposé le référendum
d'autodétermination au Sahara Occidental.
''Nous avons déjà perdu plus de 30 ans. Le fait de dire qu'il faut chercher une
solution n'est pas véritablement la voie qu'il faut prendre. La solution existe,
il faut demander au peuple sahraoui ce qu'il veut par un référendum sous le
regard de l'ensemble de la communauté internationale pour que ce référendum soit
libre, authentique et serein'', a-t-il poursuivi.
Pour sa part, M. Moratinos a réaffirmé l'appui de l'Espagne dans le conflit du
Sahara Occidental à une ''solution politique négociée, mutuellement acceptée,
qui puisse garantir et, surtout, mettre en application le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui''.
''C'est l'objectif de l'Espagne, que ce droit à l'autodétermination puisse être
exercé le plus rapidement possible'', a-t-il ajouté.
(SPS)
010/ALG/700 311815 oct 06 SPS
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