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SPS
Les
journalistes et écrivains sahraouis condamnent l’assassinat sous
la torture d’un jeune manifestant sahraoui à El Aaiun 31.10.05
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Chahid El Hafed (camps des réfugiés), 31/10/2005 (SPS) l’Union des journalistes et écrivains sahraouis (UPES) a condamné l’assassinat par les autorités marocaines du jeune manifestant sahraoui, Lembarki Hamdi ould Salek ould Lmahjoub, dimanche à El Aaiun, suite à la torture qu'il a subi dans les locaux du Groupement Urbain de Sécurité (GUS), appelant à l’ouverture d’une enquête internationale sur les violations marocaines des droits humaines dans les territoires occupés du Sahara Occidental et au sud du Maroc.
Condamnant cet nouvel acte répressif "commis par les autorités marocaines contre un citoyen sahraoui sans défense, arrêté sans crime et torturé en violation de tous lois pour être lâchement assassiné par ses geôliers", l’UPES a appelé toutes les instances internationales, notamment l’ONU et le Parlement européen, à "intervenir immédiatement pour protéger la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental", dans un communiqué de presse, rendu publique dimanche soir, dont SPS a reçu une copie.
Voilà le texte intégral du communiqué :
"30/10/2005
Communiqué de presse
Les autorités marocaines assassinent le premier martyr de "l’Intifada de l’indépendance"
Nous avons appris avec amertume la triste information sur le décès, l'après-midi du dimanche le 30 octobre 2005, dans la capitale occupé du Sahara Occidental, El Aaiun, du citoyen sahraoui, Lembarki Hamdi ould Salek ould Lmahjoub, suite aux blessures qu’il a contractées durant les séances de tortures et de mauvais traitement qu'il a subi dans les locaux de torture du Groupement Urbain de Sécurité marocain (GUS), dès son arrestation samedi 29 octobre dernier.
Le jeune homme, selon les témoignages que nous avons pu collecter, se manifestait pacifiquement samedi dernier, participant comme des centaines de ses concitoyens, à une action populaire pacifique sahraouie de protestation contre la colonisation de son pays par le Maroc, et fut arrêté pour avoir ainsi exprimer son opinion et son refus de la présence marocaine dans le Sahara Occidental
Nous relevons, à cette même occasion, que la répression systématique par les autorités coloniales marocaines contre la population sahraouie aux territoires occupés du Sahara Occidental, qui souffre des conditions de vie inhumaines, d’humiliation, de ségrégation raciale et de terreur, a dévoilé dans toutes ces dimensions la volonté d’assassinat avec préméditation adoptée comme politique génocidaire par l’occupant marocain à l’encontre du peuple sahraoui, depuis l’invasion militaire du territoire en 1975.
Attristés par cet perte énorme, l’Union des journalistes et écrivains sahraouis (UPES) exprime ses plus profondes et sincères condoléances à la famille du martyr, à ses compagnons et amis, au peuple sahraoui et à tous les défenseurs des droits et des principes humains que le défunt défendait, à savoir le droit à l’autodétermination, à la libre expression et opinion.
Cela dit, l’Union des Journalistes et écrivains sahraouis, (UPES):
- Condamne ce nouveau crime, commis par les autorités marocaines contre un citoyen sahraoui sans défense, arrêté sans crime et torturé en violation de tous lois pour être lâchement assassiné par ses geôliers. Ainsi, l’UPES considère la mort de ce martyr comme une nouvelle preuve, irréfutable, des dangers qui guettent toute la population sahraouie sous l’occupation marocaine, quotidiennement soumise aux pires sévices et abus de ses droits, y inclus le droit à la vie, à la sécurité et à la dignité.
- Exhorte la communauté internationale, les instances et organisations compétentes à faire pression sur le Maroc, et exiger l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur les violations marocaines des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental et au sud du Maroc.
- Exige l’arrestation des responsables marocains des crimes contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés et au sud du Maroc, et revendique leur introduction devant la justice internationale.
- Appelle les organisations et les instances internationales, notamment le Parlement Européen, qui vient d’adopter une importante résolution sur les droits humains au Sahara Occidental, le 27 octobre courant, à intervenir immédiatement pour protéger la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental et à assurer le suivit et le stricte respect de cette résolution.
- Rappelle la communauté internationale que le Sahara Occidental, occupé illégalement par le Maroc, est un territoire non autonome, qui est toujours du ressort des Nations Unies, comme en témoignent les résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU et celles du Conseil de sécurité. Cela dit, l’ONU se doit d’assumer toutes ses responsabilités à l’égard du peuple sahraoui, y inclus sa protection de la tyrannie et de la répression marocaine, et le parachèvement du processus de décolonisation du territoire conformément à la légalité internationale et aux principes de la Charte de l’ONU.
- Appelle l’ONU, les Gouvernements et les Parlements démocrates, les organisations et les personnalités éprises de justice de faire pression sur le Maroc pour mettre fin au blocus sécuritaire et médiatique imposé sur les territoires occupés du Sahara Occidental depuis 1975.
- Invite les médias et ONG internationales de rendre visite aux zones occupés du Sahara Occidental, pour mesurer à sa juste valeur les préjudices apportés par le Maroc aux droits du peuple sahraoui, dans toutes ses démentions politiques, sociales, culturelles et économiques.
L’Union des Journalistes et
Écrivains sahraouis (UPES)
Camps des réfugiés sahraouis
URL:www.upes.org
email:upes@upes.org". (SPS)
060/090/000
310207 Oct 05 SPS
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Genève, 31/10/2005 (SPS) Le
Comité suisse de soutien au peuple sahraoui et l'ARSO ont
exigé que "toute la lumière soit faite sur cette tragique
affaire", appelant le gouvernement fédéral suisse
"d'intervenir de toute urgence auprès des autorités
marocaines, pour faire cesser la répression brutale et
disproportionnée à l'égard de la population civile
sahraouie du Sahara Occidental, et libérer les personnes
emprisonnées pour leurs opinions", selon un communiqué,
publié lundi à Genève par les deux comités.
Une réaction qui intervient après le décès
de feu, Lembarki Hamdi Salek Mahjoub, annoncé dimanche à
l’hôpital Ben Mehdi d’El Aaiun par les autorités
coloniales marocaines, victime de tortures ayant
entraînées sa mort après son arrestation au cours
de manifestations pacifiques dans lesquelles il brandissait un drapeau
sahraoui.
Les deux comité ont estimé qu’il temps que
"l'administration de ce territoire non autonome, dont la
décolonisation se fait trop attendre, soit pris en charge par
l'ONU, seule solution permettant de réaliser rapidement le
référendum d'autodétermination
décidé par les instances internationales depuis
longtemps".
Revenant sur les faits de l’assassinat de cette première victime
mortelle de l’Intifada, déclenchée le 21 mai dernier, le
communiqué a indiqué qu’il a été
appréhendé samedi 29 octobre 2005 lors d'une
manifestation par des agents des groupes urbains de
sécurité, les GUS, et violemment tabassé en pleine
rue, pour avoir "brandi publiquement le drapeau national sahraoui".
"Il aurait par la suite été transféré au
siège de la police judiciaire où il subissait d'autres
violences qui ont conduit à son hospitalisation, au matin du
dimanche 30 octobre. Il est décédé peu
après son admission", a précisé le
communiqué.
Feu, Lembarki Hamdi Salek Mahjoub est né en 1974 à El
Aaiun, où il habitait avec ses parents habitait au 6, rue du 24
novembre. Sa famille, qui réclame une autopsie du défunt,
refuse toujours de l’enlever de la morgue, malgré les pressions
de l’administration coloniale qui tente par tous les moyens de
l’enterrer le plus vite possible. (SPS)
010/090/666 311511 oct 05 SPS
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Bir Lehlu (territoires
libérés), 31/10/2005 (SPS) Le Gouvernement
sahraoui a décrété un deuil national de 24 heures
à partir du vendredi prochain après le
décès tragique de Lembarki Hamdi Salek Mahjoub, survenu
la matinée du dimanche après qu'il fut torturé
à mort par les forces marocaines d'occupation à la suite
de sa participation dans une manifestation pacifique, a annoncé
un communiqué de la Présidence publié lundi.
Les drapeaux seront mis en berne, toutes les festivités seront
ajournées et la prière de "Al Ghayeb" (l'absent) sera
faite au niveau des camps de réfugiés et dans les
territoires libérés, a précisé le
communiqué, qui a fait part des "vives condoléances du
Gouvernement et du peuple sahraoui à la famille du
défunt".
Le communiqué précise par ailleurs que Feu Lembarki a
été "assassiné" par le Gouvernement marocain
après son arrestation et après qu'il fut soumis aux "plus
abjectes formes de tortures", estimant qu'il s'agit là d'une
"escalade dangereuse et un tournant décisif dans le
déroulement de l'Intifada pacifique déclenchée
depuis mai dernier".
Exprimant sa réprobation de "ce crime odieux" commis contre une
personne innocente, le Gouvernement sahraoui tient l'Etat marocain pour
"responsable de ce forfait" et des "conséquences qui peuvent en
découler, qui forcément ne militent pas pour la paix et
la stabilité dans la région".
Le Gouvernement sahraoui a en outre attiré l'attention de la
communauté internationale t des âmes éprises de
justice sur "le péril de la situation explosive dans les villes
occupées du Sahara Occidental" (...) "engendré par la
politique par la politique de répression marocaine contre
les civils sahraouis sans défense", appelant l'ONU et la Minurso
à "assurer une protection complète des Sahraouis et
à leur assurer leur droit légitime à la libre
expression, le déplacement, la manifestation et à
lever l'état de siège sécuritaire et
médiatique imposée au territoire sahraoui pour permettre
aux observateurs et presse étrangers d'y accéder
librement.
Feu, Lembarki Hamdi Salek Mahjoub est né en 1974 à El
Aaiun, où il habitait avec ses parents habitait au 6, rue du 24
novembre. Sa famille, qui réclame une autopsie du défunt,
refuse toujours de l'enlever de la morgue, malgré les pressions
de l'administration coloniale qui tente par tous les moyens de
l'enterrer le plus vite possible, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/666 311511 oct 05 SPS
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New York (Nations Unies),
31.10.05 (SPS) Le Front Polisario a saisi, lundi à New York, le
Conseil de sécurité de l'ONU après le
décès du martyr Lembarki survenu dimanche à El
Aaiun, la suite de tortures infligées par les forces
d'occupation marocaines, appelant à "l'intervention urgente du
Conseil de sécurité afin d'amener le Maroc à mette
un terme aux violations des droits de l'homme et aux assassinats des
personnes innocentes qui revendiquent pacifiquement le droit à
la libre expression de leurs idées.
Dans une lettre remise au Président actuel du Conseil de
sécurité, Mihnea Ioan Motoc, le Front Polisario a
souligné que la mort de feu Lembarki "revêt le
caractère d'un assassinat politique qui reflète, dans
tous les cas, la persévérance de la
détérioration de la situation régnante dans les
territoires occupés où le Gouvernement de la puissance
coloniale poursuit sa politique de violation des droits de l'homme en
présence même d'une mission de l'ONU.
"Après le macabre spectacle de dizaines de prisonniers sahraouis
entassés dans la Carcel negra d'El Aaiun, et après
l'annonce rendu publique par les instances officielles marocaines de la
découverte de quelque quarante trois cadavres des citoyens
sahraouis dans différentes prisons marocaines, ce nouveau crime
ne doit être laissé sans punition", a ajouté la
lettre, estimant que cette nouvelle tournure des
événements "pourra provoquer une situation
extrêmement grave dans les zones occupées, dont les
conséquences sont aujourd'hui imprévisibles".
Feu, Lembarki Hamdi Salek Mahjoub est né en 1974 à El
Aaiun, où il habitait avec ses parents au 6, rue du 24 novembre.
Sa famille, qui réclame une autopsie du défunt, refuse
toujours de l'enlever de la morgue, malgré les pressions de
l'administration coloniale qui tente par tous les moyens de l'enterrer
le plus vite possible, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/666 311648 oct 05 SPS
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