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SPS 31.08.05
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Paris, 31/08/2005 (SPS) La
communauté sahraouie de France entamera une grève de la
faim le 1e septembre 2005 pour dénoncer "la répression
sauvage" dont est actuellement victime le peuple sahraoui et
signifié leur solidarité et soutien aux prisonniers
politiques sahraouis en grève de faim dans les prisons
marocaines depuis le 8 août dernier, a annoncé mercredi la
représentation à Paris du Front Polisario dans un
communiqué de presse, dont SPS a reçu une copie.
Devant la situation dramatique que connaît la population
sahraouie dans les territoires occupés: "enlèvements,
détentions arbitraires, fouilles des maisons des citoyens et
expulsion des propriétaires sahraouis, mauvais traitements et
torture, limitation du droit de visites, transferts abusifs, refus de
soins médicaux" (…) "les sahraouis en France (ouvriers,
représentation officielle du Front Polisario, étudiants,
et intellectuels) entament, malgré l'impératif de la
rentrée scolaire, qui exige des préparatifs des familles
et le retour au travail, une grève de la faim le 1er septembre
2005".
"Par cette action, les émigrés sahraouis en France, toute
catégorie socioprofessionnelle confondue soutiennent l'action
pacifiste des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons d'El
Aaiun, Aït Melloul et Casablanca qui ont entamé une
grève de la faim, depuis le 8 août 2005, pour protester
contre leur détention illégale, le transfert abusif des
défenseurs des droits humains dans différentes prisons
sans possibilités de contact et les conditions inhumaines
d'incarcération", et rejoignent la "grève qui sera
déclenchée ce jour même (le 1e septembre) dans les
quatre wilayas de la république Sahraouie", en signe de
solidarité avec les 37 prisonniers politiques sahraouis", a
ajouté le texte.
Ils "soutiennent l'action de l'Association Sahraouie des Victimes des
violations graves des droits humains commises par l'Etat Marocain"
ainsi que "les mères et les épouses des prisonniers en
grève de la faim qui expriment leur préoccupation face
à la dégradation de la santé des prisonniers, dont
la majorité souffre des graves conséquences de cette
grève et des conditions inhumaines de détention, et
demandent une enquête indépendante".
Le texte a indiqué que "la situation des 37 prisonniers
politiques sahraouis, arrêtés au cours de manifestations
pacifiques,
et détenus dans les prisons d'El Aaiun
(Sahara Occidental), Ait Melloul et Casablanca, est alarmante: 12
d'entre eux à la Carcel Negra et 3 à la prison Oukacha
sont en état d'agonie".
Par ailleurs, les sahraouis de France "dénoncent le refoulement
des journalistes, parlementaires et associations humanitaires
étrangères, désirant enquêter sur les
exactions du Makhzen marocain dans les territoires occupés".
Les sahraouis en France réaffirment que "la colonisation par le
Maroc des territoires sahraouis n'est pas une fatalité et
expriment leur profond attachement au droit légitime
d'autodétermination à un Etat souverain sur le territoire
du Sahara occidental, non encore autonome", demandant aux "instances
internationales, aux gouvernements et aux organismes non
gouvernementaux, ainsi qu'aux personnalités morales la
protection des populations civiles sahraouies, l'ouverture du
territoire du Sahara Occidental aux médias internationaux et la
tenue d'un référendum d'autodétermination pour le
peuple sahraoui conformément aux résolutions des Nations
Unies".
Se félicitant de la libération par le Front Polisario des
404 derniers prisonniers de guerre marocains capturés depuis le
début de la guerre contre le Maroc, la communauté
sahraouie de France a appelé le Gouvernement Français
"à prendre des initiatives pour mettre un terme à la
répression contre les Sahraouis dans les territoires
occupés", exigeant "du Gouvernement marocain la
libération immédiate et inconditionnelle de tous les
prisonniers politiques sahraouis, de ces trois derniers mois et les 151
combattants et 500 disparus sahraouis qui demeurent encore aux mains de
l'Etat du Maroc, d'arrêter la campagne de répression
systématique et de lever l'état de siège
imposé au territoire sahraoui depuis son occupation coloniale en
1975 par les forces armées marocaines". (SPS)
060/090/ALG 311310 Août 05
SPS
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SPS
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SPS Trois organisations marocaines des droits humains
inquiètes de l’état de santé critique des prisonniers politiques
sahraouis
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SPS Abdelaziz à Zapatero : Les Sahraouis fondent beaucoup
d’espoirs sur l’Espagne pour la décolonisation du Sahara Occidental
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SPS Grève de la faim jeudi
dans les camps de réfugiés sahraouis en solidarité avec les prisonniers
politiques sahraouis
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Chahid El Hafed, 31/08/2005 (SPS) Une grève générale de 24 heures sera
déclenchée jeudi sur l’ensemble des quatre wilaya et des institutions de la RASD
en signe de solidarité avec les 37 prisonniers politiques sahraouis en grève de
la faim dans les geôles marocaines depuis le 8 août dernier et pour réclamer
leur libération immédiate et inconditionnelle, selon le comité préparatoire de
la grève.
Les 155.000 réfugiés sahraouis déclencheront ce vaste mouvement de protestation
à partir de 09 :00 heures (GMT +1) par des marches de soutien au niveau des 25
daïra de la RASD, qui culmineront avec des meeting populaires locaux au cours
desquels seront lus des manifestes appelant à la libération inconditionnelle des
ces prisonniers politiques, arrêtés "arbitrairement" par les autorités
coloniales marocaines, on indiqué les organisateurs.
Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz présidera quant à lui un
meeting au niveau des institutions nationales à Chahid El Hafed aux côtés de
plusieurs membres du Secrétariat national et du Gouvernement, a-t-on ajouté.
Le Gouvernement sahraoui avait appelé à cette grève de la faim de 24 heures, en
signe de solidarité avec les 37 prisonniers politiques sahraouis, qui refusent
de s’alimenter depuis le 8 août dernier dans les prisons marocaines, selon un
communiqué du conseil des ministres de la RASD, réuni le 25 août dernier.
Le peuple sahraoui entend ainsi exprimer "la condamnation du peuple sahraoui de
la vague de répressions, de déportations, de procès iniques et de terreur, qui
s’abat sur les concitoyens dans les territoires occupés, au sud du Maroc et dans
les universités du royaume et qui se déroulent à huit clos", selon le communiqué
de presse sanctionnant cette réunion.
Une action d’une grande envergure pour réclamer du Gouvernement marocain, "la
libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques
sahraouis, d’arrêter la campagne de répression systématique et de lever l’état
de siège imposé au territoire sahraoui depuis son occupation coloniale en 1975
par les forces armées marocaines", a précisé à SPS un membre du comité
d’organisation. (SPS)
010/090/100 311808 août 05 SPS
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SPS Tamek craind d’être tué
sans possibilité de se défendre, selon El Mundo |
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Madrid, 31/08/2005 (SPS) L’activiste des droits humains, Ali Salem Tamek, a exprimé sa crainte que les autorités marocaines ne le tuent sans avoir la possibilité de se défendre, réaffirmant sa volonté de poursuivre avec ses 36 compatriotes le grève de la faim illimitée déclenchée le 8 août dernier jusqu’au bout, selon ses propos rapportés par le quotidien madrilène, El Mundo du mardi.
M. Tamek relatera dans une interview réalisé par Ali Lemrabet par téléphone depuis la prison d’Ait Melloul, les circonstances de son "enlèvement" à la passerelle de l’avion qui l’amenait des îles Canaries par des agents de la polices politiques marocaines (DST) et les séances d’interrogatoires qui s’ent sont suivies dans les locaux de la police judicaire, où il a reconnu le violeur de sa femme, M’Barek Arsalan, un gradé des services de renseignement marocains.
Il a en outre indiqué que les activistes sahraouis des droits humains, Hussein Lidri et Brahim Noumria, qu’il a rencontré dans la Carcel negra d’El Aaiun, avant qu’ils ne soient tous déportés vers des prisons différentes au Maroc, étaient "dans un état lamentable avec des traces de tortures sur tout le corps. Le pauvre Lidri ne pouvait pas faire bouger son bras droit" à force des coups qu’il a reçus, selon la même source.
Interrogé sur les motifs qui ont poussé le juge d’El Aaiun à ordonner son internement dans un service de psychiatrie à Inzegan (près d’Agadir), M. Tamek y relève "une vieille méthode soviétique utilisée pour supprimer les opposants en les présentant comme des aliénés".
A la question de savoir son opinion sur les déclarations du ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, selon lesquelles le conflit est entré dans une nouvelle phase de résolution, M. Tamek a affirmé que "c’est là ce que chantent Moratinos et Zapatero depuis que le PSOE est arrivé au Gouvernement.
"En vérité, a-t-il ajouté, aussi bien Moratinos comme Zapatero nous ont abandonnés pour un misérable et illégal accord de pêche", déplorant que Moratinos dévissait avec Benaissa dans sa ville natale, Arcila, "au moment où la police politique marocaine torturait Lidri et Noumria". (SPS)
010/090/710 311927 août 05 SPS
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