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SPS
La
III Conférence Syndicale de Solidarité avec les
Travailleurs du Sahara Occidental préoccupée par la
répression au Sahara Occidental 30.10.05
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Rome, 30/10/2005 (SPS) La III Conférence Syndicale de Solidarité avec les travailleurs sahraouis, tenue à Rome le 28 et 29 octobre 2005, s’est déclarée "préoccupée" par la répression marocaine au Sahara Occidental et le pillage des richesses de son sous-sol et a appelé à un règlement du conflit sur la base des résolution pertinentes de l’ONU et du Conseil de sécurité, selon la déclaration finale de la Conférence, adopté samedi.
"Les Organisations syndicales signataires de ce document et qui ont participé à la Conférence de solidarité avec les travailleurs sahraouis et pour un futur de paix au Sahara Occidental, expriment leur profonde préoccupation pour les conditions de vie et de travail et pour la répression qui se sévit dans la zone", notamment souligné la déclaration finale de la conférence dont une copie est parvenue à SPS.
Les participants on également appelé à "la pleine application des droits établis par la Charte des droits de l’homme et par les conventions internationales pour tous les hommes et les femmes qui travaillent au Sahara occidental", soulignant l’intérêt de favoriser "la relance des projets de coopération internationale, afin d’améliorer les conditions de travail, sanitaires et de vie aussi bien dans le territoires occupés comme dans les camps de réfugiés".
La Conférence a exprimé le souhait de voir tout le mouvement syndical appuyer et soutenir l’initiative de l’UGTSARIO afin de "favoriser l’ouverture d’un dialogue" avec les syndicats du Maroc, qui ont participé à la Conférence, pour "mettre fin à l’état de guerre et au gaspillage de ressources économiques et humaines qui en découlent et qui pourraient servir à démarrer une nouvelle politique de développement dans l’intérêt de tous les peuples de cette zone et du Maghreb arabe".
Pour la conférence, l’existence de positions différentes "ne doit pas rendre impossible une mobilisation unitaire des syndicats pour atteindre une solution pacifique du conflit, la reconnaissance du droit de chaque peuple à l’autodétermination dans le respect du droit international et de la co-existence pacifique".
Par ailleurs, les organisations syndicales ont exprimé leur soutien à "la résolution 1495 et le plan de paix pour l’autodétermination du Sahara Occidental élaboré par James Baker", et ont salué la résolution adoptée le 27 octobre dernier par le Parlement Européen, appelant Rabat à cesser ses atteintes aux droits humains au Sahara Occidental et à libérer les prisonniers politiques sahraouis.
En outre, la conférence a insisté sur l’arrêt du pillage des richesses naturelles du Sahara Occidental conformément au Droit international, appelant l’Union européenne à "réviser" l’accord de pêche signé récemment avec le Maroc et qui inclus les eaux territoriales sahraouies.
Les participants ont également décidé de la mise sur pied d’une mission conjointe au Maroc et au Sahara occidental à laquelle sont invités les organisations syndicales internationales pour "soutenir le dialogue, le respect des droits de l’homme et l’amélioration des conditions de vie et de travail, la fin de la discrimination des travailleurs, la libération des prisonniers politiques et la liberté d’expression et de circulation, conformément à la Déclaration Universelle des Droits humains".
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SPS
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El Aaiun (territoires occupés),
30/10/2005 (SPS) Un homme, Moubarki Hamdi Salek Mahjoub, est
décédé l'après-midi de ce dimanche dans la
capitale sahraouie occupé, El Aaiun, des suites des tortures
qu'il a subi dans les locaux du Groupement Urbain de
Sécurité (GUS), a-t-on indiqué de source
officielle sahraouie.
Feu Moubarki a été arrêté au cours de
manifestations organisées samedi soir au boulevard Smara, d'El
Aaiun, pour protester contre la présence coloniale marocaine au
Sahara Occidental, respecter les droits humains et libérer les
prisonniers politiques sahraouis, a précisé la même
source.
L'homme a succombé à des blessures profondes qu'il a subi
quelques instants après son transfert des locaux du GUS à
l'hôpital Ben Mhidi, alors que les responsables sanitaires
refusent toujours de délivrer un constat des causes du
décès à sa famille, a-t-on indiqué.
Il s'agit là de la première victime mortelle de
l'Intifada qui s'est déclenchée dans les territoires
occupés et au sud du Maroc depuis le 21 mai dernier, pour
réclamer l'autodétermination et l'indépendance du
pays et le respect des droits humains au Sahara Occidental,
fermés aux médias et observateurs étrangers depuis
son invasion militaire et son occupation coloniale en 1975 par le
Maroc. (SPS)
010/090/110 301806 oct 05 SPS
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