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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS/MEDIAS Tamek à "EL Khabar": "12 prisonniers
à la Carcel Negra et 3 à la prison Oukacha sont en agonie" 30.08.05
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"12 prisonniers politiques sahraouis à la Carcel Negra et 3 à la prison Oukacha sont en état d’agonie", a averti M. Tamek, soulignant que "malgré la récente visite du procureur du roi du Maroc à El Aaiun au prisonnier sahraouis à la Carcel negra, jeudi dernier, et malgré qu’il ait promis de répondre positivement à leurs revendications légitimes, rien n’a encore changé" (…) "Les autorités marocaines persistent dans leurs indifférence", poussant ainsi les grévistes à une mort, de jour en jour, certaine, a-t-il ajouté.
Le porte parole des prisonniers politiques sahraouis a affirmé, d’autre part, qu’en "plus d’être incarcérés avec les prisonniers de droit commun, les prisonniers politique détenus dans la prison d’Oukacha à Casablanca (Maroc), Mohamed Elmoutawakil, El Houssein Lidri, Brahim Noumria et Laarbi Massoud, vivent sous un état de siége complet. Ils sont privé de visites et refusent de recevoir d’assistance médicale", des mains de docteurs marocains par méfiance.
Déplorant l’hypocrisie de la classe politique marocaine, qui pleuraient les prisonniers marocain de guerre alors qu’elle applaudis l’Etat marocain dans sa répression systématique des prisonniers politiques sahraouis, Tamek a considéré que le Maroc vie une époque semblable aux années 80, quand cette même classe politique feignait ignorer l’existence des tristement célèbres "camps de détention Tazmamart et Galat Mguna, et ne commença a en parlé qu’a partir de 1991", quand la permission lui a été donné par le palais.
"A part le partie Ennahj Edemocratti (la voie démocratique), l’association marocaine des droits humains, Ali Lemrabet et quelques autres plumes", intègres et démocrates, Tamek a considéré que la classe politique et médiatique marocaine est "complice" dans les crimes contre l’humanité perpétrés par Rabat contre le peuple sahraoui.
Tamek a, finalement, salué la libération unilatérale par le Front Polisario des derniers prisonniers de guerre marocains aux mains des sahraouis, estimant que cette initiative "vise à ouvrir la voie à une solution démocratique du conflit", pourvue qu’elle soit saisi par le Gouvernement de Rabat, qui doit libérer tous les prisonniers politiques sahraouis, 151 prisonniers de guerre sahraouis et plus de 500 civils disparus depuis l’invasion militaire marocaine du territoire en 1975. (SPS)
060/090/ALG
301431 Août 05 SPS
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Bir Lehlu (territoires
libérés), 30/08/2005 (SPS) Le Président de
la République, Mohamed Abdelaziz, a appelé l’Union
Européenne (UE), à s’investir dans la
décolonisation du Sahara Occidental, à y arrêter
les atteintes aux droits humains, l’état de siège,
à presser Rabat pour libérer les prisonniers politiques
sahraouis et à s’abstenir de cautionner et de participer au
pillage des richesses halieutiques du pays, selon une lettre
adressée par le Président de la République,
Mohamed Abdelaziz, à M. Tony Blaire, en sa qualité de
président en exercice actuel de l’UE.
"Ce peuple (sahraoui) continue à attendre de vous et de toute la
communauté internationale une intervention auprès du
Gouvernement marocain pour le ramener à la raison en parachevant
avec nous le processus de décolonisation du Sahara Occidental,
afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit
inaliénable, conformément aux principes et à la
Charte de l’ONU, par l’application du plan onusien pour
l’autodétermination du peuple sahraoui à travers un
référendum, libre, régulier et transparent", a
souligné la lettre.
Rappelant que la récente libération par le Polisario des
derniers prisonniers de guerre marocains a créé une
dynamique propice aux actions des nouveaux responsables onusiens
désignés récemment par le SG de l’ONU au Sahara
Occidental, M. Abdelaziz a déploré que cette initiative
"n’a pas encore eu d’écho favorable auprès des
autorités de Rabat", qui maintiennent en détention 37
prisonniers politiques en grève de la faim depuis plus de trois
semaines, "arrêtés pour avoir réclamé
pacifiquement leur droit à l’autodétermination", alors
que 151 combattants sahraouis et 500 disparus civils sont toujours aux
mains du Maroc.
"Les villes sahraouies occupées sont le théâtre de
vastes campagnes de répressions, d’arrestations arbitraires
massives, de procès iniques et d’atteintes aux libertés
fondamentales des citoyens civils sahraouis, dans le but de taire la
voix des défenseurs des droits humains" (…) "dont l’état
de santé a atteint un stade critique", a-t-il
déploré.
Enfin, le Chef de l’Etat insistera sur "l’apport solide" que peut
apporter le peuple sahraoui "pacifique" dans la construction de l’union
du Maghreb, "respectant ses engagements et ses devoirs envers la
communauté internationale, les peuples de la régions et
en particuliers le peuple marocain frère".
Des lettres similaires ont été adressées par le
Président de la République au Président
américain, Georges Bush, au Président en exercice de
l’UA, le nigérien, Olesegun Obasanjo, et au SG de l’ONU, Kofi
Annan, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/100 301230 août 05 SPS
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