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SPS
USA/TERRITOIRES
OCCUPES/DROITS HUMAINS/CONGRESS
Dénonciation des violations marocaines des droits humains au
Sahara Occidental devant le Congress américain
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Washington D.C, 30/07/2005 (SPS) Le
Représentant du Texas au Congress américain, le Juge Ted
Poe, a dénoncé, vendredi dans un discours devant le
Congress, les violations marocaines des droits humains dans les
territoires occupés du Sahara Occidental, appelant à la
libération immédiate des activistes sahraouis des droits
de l’homme, Mme. Aminetou Haidar, Ali Salem Tamek et tous les
activistes et prisonniers politiques sahraouis.
Voila le texte intégral du discours:
"La police marocaine et les services
de sécurité ont, récemment, arrêté et
torturé des manifestants pacifiques. Pas plus loin que le 20
juillet dernier des rapports ont indiqué que les forces de
sécurité marocaine ont procédé à
l’enlèvement de 5 activistes des droits humains (Mohamed
Elmoutawakil, Noumria Brahim, Elhoucine Lidri, Larbi Massoud, et Gaoudi
Fdaili). Selon ces rapports ces cinq personnes ont souffert des
tortures pour de longues heures, l’humiliation et des menaces de viole.
Malheureusement, tout cela s’est produit pour la simple raison de leur
opinion sur le statut du Sahara Occidental.
Après cet incident, d’autres
rapports ont indiqué que Noumria Brahim et Lhoucine Lidri ont
été soumis à des séances de tortures
additionnelles (ils étaient brûlés,
menottés, yeux voilées et passés à tabac).
Les officiers marocains qui ont commis ces actes ignobles de tortures
sont, selon les rapports, le Wali de la sécurité d’El
Aaiun, Brahim Bensami, le Chef du group Urbain de
Sécurité (GUS), Ichi Abou Hassan, et Abdelhaq Rabii, un
officier de police. Quand ces tortionnaires ont fini leur travail ils
ont enfermé leurs victimes dans la prison noire d’El Aaiun le 23
juillet 2005. Des rapports indiquent qu’ils sont toujours en
détention.
De tells actes de violence et d’abus
contre des manifestants pacifiques et des activistes de droits humains
inaugurent une escalade pendant les dernières semaines au Maroc.
D’autres rapport ont indiqué qu’un groupe de 6 prisonniers
politiques sahraouis, qui ont étaient arrêtés lors
d’une manifestation de protestation à El Aaiun, ont
été présentés devant la cour d’appel d’El
Aaiun le 21 juillet dernier. Le rapport indique que le groupe avait
été jugé au cours d’un procès inique le 23
juin 2005. Les prisonniers auraient été condamnés
à des peines allant de 5 mois de prison ferme à un an
avec sursis. L’une des victimes de cette injustice est l’activiste des
droits humains, Bougarfa Abdarrahmane.
M. Abdarrahmane, âgé de
53 ans, est père de 10 enfants. Les autres ont étaient
condamnés à 3 ans de prison ferme (Hamma Achrih, Chyahou
Brahim) et à 2 ans de prison ferme (Mohamed Salem Essallami,
Azlai Abdallah).
Les mêmes sources rapportent que
la cour d’appel d’El Aaiun a été fermement
contrôlée par les forces marocaines de
sécurité lors du procès. Des citoyens sahraouis
ont été interdis de pénétrer à la
sale du tribunal. Une journaliste française, Agatha
André, du journal, Charles Hebdo, qui s’est rendu à El
Aaiun pour assister au procès de ces prisonniers politiques, a
été mise à l’écart dans une salle
jusqu’à la fin du procès. Pis encore, les informations
indiquent que les familles des 5 activistes arrêtes ont
été empêchées de leurs apporter de la
nourriture, de les voir, ou même de leur parler au
téléphone. Malheureusement, ces rapports sur la torture
et l’injustice sont normaux pour le peuple sahraoui, qui est
privé de ses droits sous l’occupation marocaine du Sahara
Occidental.
Lors d’un voyage de la
Secrétaire Condoleeza Rice à l’étranger, la
Secrétaire Rice a émis un message très fort au roi
du Maroc, Mohamed VI, à propos des restrictions sur les
libertés civiles dans le royaume. Le journal espagnol, La Razon,
a rapporté le 30 juin dernier que Mme. Rice a exprimé sa
préoccupation vis-à-vis des violations permanente par le
régime marocain de la liberté de la presse et
d’expression. Suite à des rapports récents sur l’escalade
de la répression par les services secrets marocains et les
services de sécurités contre toutes les voix d’opposition
ainsi que de la répression contre les sahraouis, elle a en
outré exhorté le roi à mettre un terme à la
répression et à permettre aux voix progressiste de se
faire entendre.
D’autres pays ont exprimé des
préoccupations de la même nature à propos du
registre marocain des droits humains avec les sahraouis. Rien qu’au
début de ce mois des sources médiatiques espagnoles ont
reporté qu’une délégation espagnole,
composée de parlementaires et de représentants de la
société civile d’Aragon, a été interdire
par les autorités marocaines de visiter la capitale
occupée du Sahara Occidental, El Aaiun. La
délégation envisageait de s’enquérir sur les
violations des droits humains par les forces marocaines. L’un des
membres de la délégation a déclaré que
l’interdiction marocaine de cette visite est inacceptable, ont
indiqué les mêmes sources.
Le Maroc occupe le Sahara Occidental
depuis des décennies. Le Conseil de sécurité
onusien a depuis toujours soutenu le droit du Sahara Occidental
à l’autodétermination. Au 29 avril 2004 le Conseil a
adopté la résolution No. 1541, qui
réaffirmé son soutien au Plan de paix pour
l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental
recommandé par l’Envoyé spécial du
Secrétaire général des Nations Unies, James Baker.
Deux ans plutôt, en 2002, le Conseil de sécurité
avait réaffirmé le droit à
l’autodétermination dans une réunion qui débattait
du conflit du Sahara Occidental, dans laquelle il a rejeté
d’autres options proposées et a clairement déclaré
que la seule solution fiable au conflit doit être basée
sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Il y a une longue histoire de
consensus international sur le soutien du droit du Sahara Occidental
à l’autodétermination. La Cour international de justice a
émis, le 16 octobre 1975, la décision suivante sur le
conflit du Sahara Occidental, "la Cour conclut que les
éléments et renseignements portés à sa
connaissance n'établissent l'existence d'aucun lien de
souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara
occidental d'une part, le Royaume du Maroc ou l'ensemble mauritanien
d'autre part. La Cour n'a donc pas constaté l'existence de liens
juridiques de nature à modifier l'application de la
résolution 1514 (XV) de l'Assemblée
générale des Nations Unies quant à la
décolonisation du Sahara Occidental et en particulier
l'application du principe d'autodétermination à travers
l'expression libre et authentique de la volonté des populations
du territoire."
Je suis d’accord avec plusieurs de mes
collègues que le Maroc est un important partenaire des USA dans
sa guerre contre le terrorisme et dans le commerce international. Mais,
les exemples d’abus des droits humains que les autorités
marocaines ont commis à l’encontre du peuple sahraoui et contre
des manifestants pacifiques n’est guerre un comportement que nous
espérons de nos amis.
En conclusion, la résolution du
conflit du Sahara Occidental n’a que trop tardé. Les deux
parties au conflit doivent se mettre d’accord et mettre en oeuvre le
plan de règlement élaboré par le Secrétaire
d’Etat James Baker. Un grand pas vers une résolution pacifique
serait pour le Maroc de libérer tous les prisonniers politiques,
y compris M. Tamek et Mme. Haidar, de mettre un terme à sa
détention et aux tortures de manifestants pacifiques et des
activistes des droits humains et de permettre la liberté
d’opinion et d’expression au Maroc et au Sahara Occidental."
(SPS)
060/090/ALG 300202 Jul 05 SPS
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