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SPS 30.06.04
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Vienne, 30/06/04
(SPS) L'Institut International de Presse, a condamné, lundi,
énergiquement la récente expulsion par le Maroc de deux
journalistes norvégiens, a rapporté l'agence de presse
espagnole EFE dans sa diffusion de lundi.
Dans une lettre ouverte signée par son directeur,
l'autríchién, Johann P. Fritz, adressée à
Mohamed VI du Maroc, l'IPI, a energiquement condamné cet acte
qui, est loin d'être conforme à la "Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme, grâce à laquelle,
chacun à le droit de Chercher, de recevoir et défendre
les informations et les idées à travers n'importe quel
moyen et frontière".
"Ce droit fondamental doit s'étendre jusqu'aux journalistes qui
informent sur les événements au Maroc", a-t-elle
ajouté.
L'institut a "insisté energiquement" pour que le roi du Maroc
Fasse tout son possible "pour assurer une révision de la
décision d'expulsion "au profit de l'ensemble des journalistes".
Il est à rappeler que, l'Organisation Reporters Sans
Frontières (RSF) avait dénoncé, le même jour
de l'expulsion des deux journalistes, Tor Dagfinn Dommersnes et Fredrik
Refvem, par les autorités marocaines, alors qu'ils envisageaient
selon des informations concordantes d'entreprendre un contact à
Rabat avec Ali Salem Tamek, l'ex? prisonnier politique sahraoui et
activiste des droits humains
Les deux journalistes avaient l'intention de réaliser, pour le
quotidien local norvégien 'Stavanger Aftenbladet', des
reportages sur la situation politique dans le royaume, le conflit du
Sahara et les problèmes de l'immigration
illégale vers l'Europe.
Ce n'est pas la première fois, rappelle-t-on, que des
journalistes étrangers soient expulsés du Maroc, surtout
si les autorités découvrent qu'ils envisageaient
rencontrer des activistes sahraouis, ou faire des reportages sur la
question
du Sahara occidental.
Le 5 avril 2004, Erik Hagen, journaliste norvégien avait
été déporté d'El Aaiun (Capital
occupé de la RASD) vers la Mauritanie. Ce journaliste
indépendant se rendait à El Aaiun pour y rencontrer des
militants des droits de l'homme
et d'anciens prisonniers politiques Sahraouis.
Pour leurs part, Catherine Graciet, journaliste indépendante et
Nadia Ferroukhi, photographe, avaient-elles aussi été
reconduit à Agadir, alors qu'elles se rendaient à El
Aaiun pour les mêmes motifs, après avoir étaient
longuement
interrogées par les autorités marocaines, qui les avaient
expulsées vers la France, Le 28 janvier 2004. (SPS)
040/090/100 301243 juin 04 SPS
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