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SPS "Le Front Polisario n'a aucune concession à faire sur le principe de l'autodétermination", déclare Mohamed Abdelaziz. 30.04.05
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Chahid el Hafed, 29/04/2006 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a réaffirmé samedi, que "le Front Polisario n'a aucune concession à faire sur le principe de l'autodétermination", estimant que "le Plan Baker, de notre point de vue reste toujours la solution optimale", a constaté la SPS.
"Le Conseil de sécurité a réaffirmé que le problème du Sahara occidental va trouver son règlement à travers le respect du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et par conséquent il a affirmé qu'il restait attaché à la résolution 1495 consacrant le plan Baker", a-t-il souligné,.
"Nous sommes prêts à négocier avec le Maroc mais uniquement sur des questions techniques pour appliquer intégralement le plan Baker ou le plan de règlement de l'ONU de 1991", a ajouté, Mohamed Abdelaziz.
Le Président sahraoui a "exprimé sa satisfaction" après le vote la veille au Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, du "fait qu'elle ait rejeté la proposition du Secrétaire général de l'ONU faite la semaine dernière", a déclaré M. Abdelaziz lors d'un point de presse au siège de la présidence de la République sahraouie.
M. Annan avait recommandé dans son rapport sur le Sahara occidental rendu public le 19 avril que le Maroc et le Polisario engagent des "négociations directes pour sortir de l'impasse actuelle", a-t-il rappelé.
La proposition de SG de l'ONU "avait pour but de faire sortir le problème du Sahara occidental de son cadre naturel à savoir la décolonisation et l'autodétermination", a ajouté M. Abdelaziz.
M. Abdelaziz a par ailleurs salué le soutien de l'Algérie à la cause sahraouie. "L'Algérie est un grand pays sur la scène internationale notamment lorsqu'il s'agit de défendre la légalité internationale et la Charte des Nations unies", a-t-il affirmé.
Sur ces questions "l'Algérie pèse lourd et son action a donné de bons résultats", a-t-il poursuivi.
M. Abdelaziz a, d'autre part, dénoncé "le rôle de la France" au Conseil de sécurité regrettant que "la France des droits de l'homme ait refusé de mentionner dans le texte de la résolution adoptée vendredi de respecter les droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental".
Il a enfin appelé la communauté internationale à "exercer des pressions sur le Maroc pour l'emmener à appliquer les résolutions des Nations unies, notamment à travers l'adoption de sanctions contre Rabat". (SPS)
020/090/700 301020 Avr 06 SPS
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SPS La presse algérienne salue la confirmation par le Conseil de sécurité du principe d'autodétermination du peuple sahraoui
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Alger, 30/04/2006 (SPS) Les titres de la presse nationale ont salué dans leur éditions de samedi la confirmation par le Conseil de sécurité des Nations unies du principe d'autodétermination du peuple sahraoui à travers la tenue d'une référendum, désavouant ainsi le rapport du secrétaire général, M. Kofi Annan.
Sous le titre évocateur "la Gifle", le quotidien Liberté estime que "jamais dans une plénière du Conseil de sécurité des Nations unies, le secrétaire général n'a pris une telle gifle".
Pour ce journal, "alors que Rabat criait victoire et se montrait magnanime à l'égard de l'Algérie et des prisonniers politiques sahraouis et que Paris et Madrid se frottaient les mains d'avoir réussi à avaliser le rapport de Kofi Annan, l'instance suprême de l'ONU a mis tout le monde d'accord en revenant légitimement au principe d'autodétermination du peuple sahraoui".
Le commentateur du journal ajoute que "ce qui s'est passé hier (vendredi), est la victoire du droit international".
Le Quotidien d'Oran, qui souligne "l'échec au roi", écrit : "La résolution présentée par les Etats-Unis et adoptée hier (vendredi) par le Conseil de sécurité à l'unanimité de ses membres est « on ne peut plus limpide »", relevant que "cette résolution ne fait aucunement référence, explicite ou implicite, aux négociations à quatre ou même à deux, ni ne mentionne de quelque manière que ce soit l'approche dangereuse développée par l'Envoyé personnel devant le Conseil de sécurité le 18 janvier dernier".
Sous le titre "le Conseil de sécurité rend son verdict", l'Expression écrit pour sa part que cette instance "coupe la poire en deux en acceptant le principe de l'ouverture de nouvelles négociations maroco-sahraouies, tout en insistant que celles-ci doivent nécessairement aboutir à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".
"Le Conseil de sécurité déjoue le complot de Kofi Annan", constate pour sa part "le Soir d'Algérie" pour qui, "cette trahison" du secrétaire général, "même annihilée par les USA, le Russie, le Chine et le Royaume-Uni, laissera c'est certain, des traces profondes dans une partie du monde".
Ce quotidien ajoute que "le Polisario est en droit -- il ne s'empêchera d'ailleurs pas d'en user -- de ne plus faire confiance au secrétaire général et à son Envoyé personnel néerlandais qui ont failli à leur mission".
Le Jeune Indépendant, qui souligne en titre que "la légalité supplante le «realpolitik»", écrit : "Si elle ne solutionne pas le problème tout de suite, la résolution de vendredi dernier, a cependant l'avantage de mettre au clair une question importante, la solution ne se fera pas au détriment du principe de l'autodétermination et des principes énoncés dans la Charte des Nations unies".
Par ailleurs et réagissant à cette décision du Conseil de sécurité depuis le camp des réfugiés sahraouis de Smara le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), qui s'est félicité, samedi, du "soutien réaffirmé des Nation unies à l'autodétermination du peuple sahraoui", rappelle que "le Conseil de Sécurité vient de réaffirmer sa détermination et la responsabilité qui lui incombe dans le processus devant conduire au parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental".
Rappelant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental, dont les résolutions 1495 (2003) du 31 juillet 2003, 1541 (2004) du 29 avril 2004 et 1634 (2005) du 28 octobre 2005, le Conseil de sécurité a réaffirmé vendredi dans sa résolution 1675, adoptée à l'unanimité, "sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies".
Il demande à nouveau aux parties (Maroc et Front Polisario) et aux Etats de la région de "continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations unies pour mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique" devant conduire à l'organisation d'un référendum au Sahara occidental. (SPS)
010/090/700 301056 avr 06 SPS
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